Les modalités du dégraissage des effectifs de l’APN, il y a de cela quatre ans, consistaient dans le paiement des prestations légales (préavis, boni, congé) ; à la restitution des cotisations au fonds de pension ; à une prime de 12 à 24 mois de salaire ; une formation accélérée en création et gestion de petites et moyennes entreprises. Au montant des primes et prestations payées aux employés (463 395 288 gourdes) et à celui des primes et prestations payées aux débardeurs (164 570 585 gourdes) s’ajoutaient une commission payée à la Banque nationale de crédit (BNC) (6 256 557 gourdes), le coût d’une formation en gestion de petites et moyennes entreprises (869 958 gourdes) et la prime d’assurance de la CAH aux ex-employés de mai à octobre 2008 ( 9 881 769 gourdes).
Une fois que l’approbation finale et formelle a été obtenue, la direction générale a procédé, le 29 avril 2008, au licenciement de 1 243 employés du port de Port-au-Prince, du Cap-Haïtien, et des Unités de ports de cabotage (UPC). Les primes et prestations légales se chiffraient à 463 395 288 gourdes. « Les échanges de points de vue entre la direction de l’APN et le comité exécutif du syndicat des débardeurs ont abouti à un accord fixant la fin de toutes les relations de travail au 21 juillet 2008 à 7 heures du matin, moyennant le paiement aux 538 débardeurs d’un montant de 164 570 585 gourdes en primes de départ et de prestations légales », lit-on dans un document remis à la presse.
« Le montant de la prime de séparation était établi comme suit : chaque travailleur en ligne recevra 270 000 gourdes représentant 18 mois de salaire ; pointeurs, stock-keeper et foremen recevront 278 640 gourdes ; travailleurs détaché, chefs d’équipe, fonceurs recevront 272 160 gourdes. En plus des sommes mentionnées ci-dessus, chaque débardeur – toutes catégories confondues- recevra le boni annuel et un boni spécial additionnel représentant 3 mois de leur paie de base », indique le mémorandum présentant l’accord qui met fin aux relations de travail entre les parties qui s’engagent à se poursuivre en aucune manière, ni s’inquiéter tant pour le présent que pour l’avenir.
Rencontré récemment, le directeur général de l’APN, Alix Célestin, avait souligné que deux politiques ont été mises en place pour rendre efficaces les activités de cette institution : le dégraissage et l’assainissement de la masse salariale et en même temps une politique qui veut que l’APN se détache des activités de manutention afin de mieux dégager le rôle d’opérateur de l’APN.
« Notre mission est de parfaire le travail sur le plan qualitatif avec des cadres compétents et dynamiques. Nous n’allons pas avoir une politique d’embauche comme cela se faisait par le passé mais plutôt des embauches en adéquation avec les besoins spécifiques de certaines unités de l’institution (nous voulons parler de la capitainerie, de la direction financière et surtout la direction de l’exploitation qui est le poumon de l’APN). Il faut que notre politique en matière de gestion des ressources humaines reflète les objectifs de la réforme », a-t-il fait remarquer.
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