Qui peut s’estimer chanceux de n’avoir pas été visité une nuit par ces filous de la pire espèce ? Dans le quartier de Berthé, pendant tout l’été de l’année 2011, ils enjambaient les clôtures, cassaient les vitres d’automobiles garés dans les cours puis repartaient avec les batteries d’allumage du moteur et les appareils de radio. Chez une voisine, ils ont, en outre, été intéressés par le «cerveau». Dans ce dernier cas, c’était une catastrophe, il fallut l’importer de la République Dominicaine. Dans l’intervalle, immobilisation totale du véhicule.
Poursuivons avec les faits délictuels: dans le même quartier, la maison d’un ainé -un magistrat de carrière- a été visitée successivement en trois fois au niveau de la cour. Une fois, ils ont emporté des appareils téléphoniques fixes placés sur la galerie, près d’une fenêtre grillagée. Par ailleurs, dans le quartier du Canapé-Vert, la bagnole de notre chroniqueur judiciaire a été dépouillée de la batterie d’allumage au mois de mai dernier. De plus, à Péguy-Ville, un jeune entrepreneur qui investit son temps et son argent dans le ramassage scolaire s’est réveillé l’autre matin de juin dernier pour constater le caillassage de la vitre de la portière droite de son «van».
Un véritable fléau que l’action des cambrioleurs dans la ville. La sécurité matérielle est rudement secouée, et c’est aux autorités policières de redonner confiance à la population en pourchassant systématiquement ces voleurs qui dépouillent les automobiles et en les livrant à la juridiction répressive. Le plus surprenant est le silence assourdissant de la police. Avez-vous entendu une fois le porte-parole de la police ou le commissaire de police de votre commune mentionner le sujet des casses de bagnole ? Il faut croire que le sujet n’est pas d’importance. Le jour, les automobilistes sont éreintés de contrôles abusifs. Pendant que, la nuit, les délinquants ne sont nullement inquiétés dans leurs forfaits. Comment arrivent-ils à esquiver les points fixes et les patrouilles pour circuler librement et emporter leur butin? Le plus décourageant, dans l’esprit misérabiliste dominant, ces véhicules, dépréciés à l’usure et vandalisés à répétition, ont toujours la même valeur.
L’attention de la police dans les différents commissariats de l’aire métropolitaine est attirée pour une action énergique contre ces délinquants qui redoublent d’audace tant ils se confortent dans l’idée que la police ne les mettra pas hors d’état de nuire. La sécurité des biens rentrent parfaitement dans le domaine de compétence du policier, premier représentant de l’Etat sur le terrain. Faut-il une aide de la coopération externe en ce sens ? Je ne le pense pas, ce serait perdre tout sens de dignité nationale.
Haut de la page