« Le CADEC est libre d’aller à la recherche d’autres sources de financement en dehors du PRODEP. Cette structure sera présente dans les différentes communes du pays. Le CADEC et appelé à travailler de concert avec les collectivités territoriales ». Ce sont là, entre autres, les recommandations et les résolutions prises à la fin de l’atelier d’échanges inter-CADEC, organisé dans le cadre du PRODEP. Ces résolutions donnent au CADEC un nouveau statut. Désormais, le CADEC n’est lié à aucun projet. Il ne dépend pas exclusivement du PRODEP qui, dans un an, verra prendre fin sa première phase. Issus des organisations de base, les représentants des CADEC participant à l’atelier auront à retransmettre les connaissances acquises à leur association respective.
En revanche, les CADEC ont exigé plus de temps pour l’analyse des petits projets notamment sur le plan environnemental, cela avant même leur démarrage. Ils ont aussi réclamé une augmentation sur les frais de gestion et de supervision des petits projets. Ces mesures devraient contribuer à une augmentation de la capacité de gouvernance des CADEC. Certains membres des CADEC disent espérer que leurs différentes recommandations soient prises en compte pour mieux aborder la deuxième version du PRODEP.
En perspective de la nouvelle version du PRODEP, Josaphat Anthony, coordonnateur du CADEC de Plaisance du Nord, a exposé les grandes priorités de sa commune. « Plaisance reste encore une commune où les besoins sont nombreux. Des problèmes majeurs s’imposent dont l’accès à l’eau potable. L’électrification de la ville demeure une grande priorité. En outre, nous disposons d’un centre de santé qui n’est pas en mesure de répondre convenablement à sa mission. Il y a aussi la construction du lycée qui se fait toujours attendre », a-t-il déclaré aux journalistes.
La première version du PRODEP prendra fin en 2013. Le Centre d’études et de coopération internationale (CECI) et le Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement (BMPAD) projettent déjà de mettre le cap sur une nouvelle version de PRODEP. « Quand on parle de développement, il s’agit d’un processus. On ne peut pas laisser tomber des travaux commencés depuis sept ans. L’Etat prend maintenant plusieurs initiatives telles « Katye pam poze », « Aba grangou », mais le PROPED a déjà fait ses preuves comme étant un outil développement indispensable. C’est un projet qui a été expérimenté au Brésil », a indiqué Henriot Nader, représentant du Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement (BMPAD).
Un budget de 100 millions dollars américains a été soumis par le BMPAD et CECI pour la réalisation du nouveau PRODEP. En ce sens, une demande sera adressée à la Banque mondiale par le biais de l’Etat haïtien. La nouvelle phase du PRODEP, selon le BMPAD, devrait impliquer les collectivités territoriales, ce qui n’a pas été le cas avec la première version.
Un bilan de la première phase du PRODEP a été dressé par le BMPAD et le CECI. Environ 56% de projets ont été jugés satisfaisants. Les responsables ont promis de retourner sur le terrain afin d’identifier tous les projets qui ne fonctionnent pas à 100%. « Nous avons décidé de financer à hauteur de 6 800 dollars US les travaux de réhabilitation de ces projets. Des mesures de redressement seront aussi envisagées. Environ 17% des projets réalisés présentent de graves problèmes. Il est impossible de les résoudre maintenant », a déclaré Henriot Nader.
Haut de la page