De mars à mai 2012, le panier alimentaire est devenu moins cher, a observé la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA). Après un rebond de plus de 10% entre janvier et février, une tendance à la baisse a été constatée en rythme mensuel sur le prix des produits constituant les préférences et les stratégies alimentaires des individus et des ménages : en mars (-4%), en avril (-1,3 %) et en mai (- 2,1%). Cette chute du coût du panier alimentaire s’explique, selon la CNSA, par la baisse du prix des principaux produits qui le composent, notamment le riz, qui a connu un recul considérable en mars avant de se stabiliser les deux mois suivants.
Cette baisse reflète la tendance observée sur le marché international à travers la chute du prix des produits importés tels que le riz, le blé, le sucre et l’huile de cuisine, a expliqué le bulletin #1 de la CNSA sur le panier alimentaire en Haïti. Ainsi, le prix des haricots, du sucre et de l’huile végétale a chuté respectivement de -2%, -4,3% et 4,1% alors que le prix du maïs et celui du blé semblent se stabiliser. « Pour le mois de mai 2012, notamment, le prix du panier a chuté sur presque tous les marchés et de façon significative sur ceux de Jacmel (-6,13%), de Fond-des-Nègres (-3,8%), de Hinche (-3%) et de Ouanaminthe (-2,9%) », lit-on dans le bulletin.
Ainsi, de février à mai dernier, l’accès aux aliments s’est légèrement amélioré ; toutefois, les 1 870 kilocalories journalières par personne composant le panier alimentaire ne sont pas à la portée des ménages les plus pauvres. « Pour atteindre un tel niveau de consommation, leur revenu mensuel devrait augmenter de près de 500 % », analyse la CNSA. D’ailleurs, même les 10% les plus riches de la population haïtienne ne disposeraient pas de moyens suffisants pour couvrir leur besoin en kilocalories journalières. « Pour y arriver, il leur faudrait accroître leur revenu de près de 8 à 10 % », précise le bulletin.
A ce problème de revenu pour l’accès à une alimentation équilibrée s’ajoutent les insuffisances qualitatives de la nutrition : la diète alimentaire de 1 870 per capita ne correspond pas au standard nutritionnel requis, à savoir 2 200 kilocalories par personne par jour. Le panier alimentaire des ménages est structuré, à 66% de céréales (riz, maïs, blé), de haricot, de sucre et d’huile de cuisson. Le riz en est l’aliment le plus représentatif : il fournit près de 32% des 1 870 kilocalories consommées par jour par un individu en Haïti. Avec l’huile de cuisine et le sucre, il représente 71% du coût total du panier de consommation alimentaire.
Le panier alimentaire est un nouvel instrument d’analyse dont dispose la CNSA pour donner une idée de l’accès et, de là, dégager la tendance de la sécurité alimentaire dans le temps et l’espace. Cet instrument peut être utile dans le suivi et l’évaluation des politiques et programmes de sécurité alimentaire, dans le ciblage des individus et des zones vulnérables en Haïti. Il servira, en outre, dans l’orientation des politiques publiques, dont l’objectif principal est de réduire la pauvreté et la faim dans le pays.
L’analyse du panier alimentaire est basée sur les informations relatives aux prix, aux revenus, à la diète alimentaire, fournis respectivement par la CNSA, la Banque mondiale et la FAO.
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De mars à mai 2012, le panier alimentaire est devenu moins cher, a observé la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA). Après un rebond de plus de 10% entre janvier et février, une tendance à la baisse a été constatée en rythme mensuel sur le prix des produits constituant les préférences et les stratégies alimentaires des individus et des ménages : en mars (-4%), en avril (-1,3 %) et en mai (- 2,1%). Cette chute du coût du panier alimentaire s’explique, selon la CNSA, par la baisse du prix des principaux produits qui le composent, notamment le riz, qui a connu un recul considérable en mars avant de se stabiliser les deux mois suivants.
Cette baisse reflète la tendance observée sur le marché international à travers la chute du prix des produits importés tels que le riz, le blé, le sucre et l’huile de cuisine, a expliqué le bulletin #1 de la CNSA sur le panier alimentaire en Haïti. Ainsi, le prix des haricots, du sucre et de l’huile végétale a chuté respectivement de -2%, -4,3% et 4,1% alors que le prix du maïs et celui du blé semblent se stabiliser. « Pour le mois de mai 2012, notamment, le prix du panier a chuté sur presque tous les marchés et de façon significative sur ceux de Jacmel (-6,13%), de Fond-des-Nègres (-3,8%), de Hinche (-3%) et de Ouanaminthe (-2,9%) », lit-on dans le bulletin.
Ainsi, de février à mai dernier, l’accès aux aliments s’est légèrement amélioré ; toutefois, les 1 870 kilocalories journalières par personne composant le panier alimentaire ne sont pas à la portée des ménages les plus pauvres. « Pour atteindre un tel niveau de consommation, leur revenu mensuel devrait augmenter de près de 500 % », analyse la CNSA. D’ailleurs, même les 10% les plus riches de la population haïtienne ne disposeraient pas de moyens suffisants pour couvrir leur besoin en kilocalories journalières. « Pour y arriver, il leur faudrait accroître leur revenu de près de 8 à 10 % », précise le bulletin.
A ce problème de revenu pour l’accès à une alimentation équilibrée s’ajoutent les insuffisances qualitatives de la nutrition : la diète alimentaire de 1 870 per capita ne correspond pas au standard nutritionnel requis, à savoir 2 200 kilocalories par personne par jour. Le panier alimentaire des ménages est structuré, à 66% de céréales (riz, maïs, blé), de haricot, de sucre et d’huile de cuisson. Le riz en est l’aliment le plus représentatif : il fournit près de 32% des 1 870 kilocalories consommées par jour par un individu en Haïti. Avec l’huile de cuisine et le sucre, il représente 71% du coût total du panier de consommation alimentaire.
Le panier alimentaire est un nouvel instrument d’analyse dont dispose la CNSA pour donner une idée de l’accès et, de là, dégager la tendance de la sécurité alimentaire dans le temps et l’espace. Cet instrument peut être utile dans le suivi et l’évaluation des politiques et programmes de sécurité alimentaire, dans le ciblage des individus et des zones vulnérables en Haïti. Il servira, en outre, dans l’orientation des politiques publiques, dont l’objectif principal est de réduire la pauvreté et la faim dans le pays.
L’analyse du panier alimentaire est basée sur les informations relatives aux prix, aux revenus, à la diète alimentaire, fournis respectivement par la CNSA, la Banque mondiale et la FAO.
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