Les réunions du gouvernement se suivent et se ressemblent. Il y a toujours une information qui fait tilt dans un fouillis d’annonces sans grandes conséquences autre qu’immédiates.

Vingt-sept millions de dollars mis à la disposition du pays par deux institutions financières internationales risquent d’être perdus si Haïti ne remplit pas d’ici la semaine prochaine les conditions exigées par la Banque mondiale (BM) et la Banque Interaméricaine de Développement (BID).

En effet, quinze millions de dollars de la BID et douze millions de la BM  attendent que le gouvernement remplisse les conditions assez simples qui doivent permettre leur mise à disposition concrète après les effets d’annonces.

Parmi les conditions : la tenue d’un conseil d’administration de l’Electricité d’Etat d’Haïti (EDH); l’adoption d’une politique énergétique par le gouvernement; la mise sur pied d’un comité de gestion de l’eau du barrage hydro-électrique de Péligre; la publication sur le site internet du ministère de l’Economie et des Finances d’une lettre établissant la politique sectorielle du gouvernement sur l’énergie; et la signature d’un protocole d’accord établissant les modalités de financement de l’EDH par l’Etat haïtien.

Pour le commun des mortels, ces conditions ne paraissent pas être la mer à boire; mais pour le gouvernement haïtien, cela semble difficile de prendre ces simples mesures.

Vingt-sept millions de dollars sont en jeu et le tout nouveau ministre de la Sécurité énergétique, qui a failli ne pas avoir de temps de parole lors du conseil de gouvernement tenu au Cap-Haïtien jeudi, a eu juste le temps de dire l’essentiel sans provoquer de réactions du Premier ministre Laurent Lamothe ni du ministre des Finances.

Il faut dire que le ministre de la Sécurité énergétique était un des rares titulaires de ministère à parler de politique à définir et à mettre en œuvre. Les ministres qui égrenaient des listes de réalisations avaient plus de succès.

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NATIONAL

Energie/EDH/BID/Banque Mondiale
27 millions de dollars en danger
Le Nouvelliste | Publié le :05 juillet 2012
 F.D

 

Les réunions du gouvernement se suivent et se ressemblent. Il y a toujours une information qui fait tilt dans un fouillis d’annonces sans grandes conséquences autre qu’immédiates.

Vingt-sept millions de dollars mis à la disposition du pays par deux institutions financières internationales risquent d’être perdus si Haïti ne remplit pas d’ici la semaine prochaine les conditions exigées par la Banque mondiale (BM) et la Banque Interaméricaine de Développement (BID).

En effet, quinze millions de dollars de la BID et douze millions de la BM  attendent que le gouvernement remplisse les conditions assez simples qui doivent permettre leur mise à disposition concrète après les effets d’annonces.

Parmi les conditions : la tenue d’un conseil d’administration de l’Electricité d’Etat d’Haïti (EDH); l’adoption d’une politique énergétique par le gouvernement; la mise sur pied d’un comité de gestion de l’eau du barrage hydro-électrique de Péligre; la publication sur le site internet du ministère de l’Economie et des Finances d’une lettre établissant la politique sectorielle du gouvernement sur l’énergie; et la signature d’un protocole d’accord établissant les modalités de financement de l’EDH par l’Etat haïtien.

Pour le commun des mortels, ces conditions ne paraissent pas être la mer à boire; mais pour le gouvernement haïtien, cela semble difficile de prendre ces simples mesures.

Vingt-sept millions de dollars sont en jeu et le tout nouveau ministre de la Sécurité énergétique, qui a failli ne pas avoir de temps de parole lors du conseil de gouvernement tenu au Cap-Haïtien jeudi, a eu juste le temps de dire l’essentiel sans provoquer de réactions du Premier ministre Laurent Lamothe ni du ministre des Finances.

Il faut dire que le ministre de la Sécurité énergétique était un des rares titulaires de ministère à parler de politique à définir et à mettre en œuvre. Les ministres qui égrenaient des listes de réalisations avaient plus de succès.

F.D
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