ECONOMIE
131 milliards de gourdes : le projet de la loi des finances 2012-2013 déposé devant le parlement
Le Nouvelliste | Publié le :29 juin 2012
La ministre de l'Economie et des Finances, Marie Carmelle Jean-Marie, a déposé ce vendredi 29 juin 2012 le projet de loi de finances adopté par le Conseil des ministres le mercredi 27 juin. D'un montant total de plus de 131 milliards de gourdes, le projet de loi 2012-2013 est accompagné du Compte général, conformément à la législation.
Jamais dans l'histoire de la gouvernance haïtienne depuis l'entame de la longue transition démocratique en février 1986, le dépôt officiel du projet de la loi des finances devant le Parlement par le grand argentier de la République n'a été effectué dans les délais fixés par la constitution.
L'administration ''rose'' a donc réussi un grand coup en réalisant ce qu'aucune de ses devancière n'a pas pu pendant quasiment trois décennies.
Selon les détails présentés par la ministre de l'Economie et des Finances, ce vendredi devant les pairs conscrits, le projet de budget pour l'exercice 2012-2013 a été arrêté pour un montant total de 131,543 490, 811 gourdes. « Grâce à un taux de pression fiscale de 13.9% du PIB, les recettes courantes s'élèveront à 52 milliards de gourdes, dépassant pour la première fois depuis longtemps le total des dons attendus qui n'est que de 45.6 milliards de gourdes, dont 4.2 milliards de gourdes d'appui budgétaire, lit-on dans un communiqué du ministère de l'Economie et des Finances (MEF).
L'annulation de la dette vis à vis du FMI et les fonds de contrepartie apporteront 7.5 milliards de gourdes. Le solde des financements passera par la dette externe (20.3 mrds), essentiellement tirée du Fonds PetroCaribe, et interne avec l'émission de bons du Trésor (5.5 mrds). C'est là plus d'autonomie, mais aussi plus de responsabilité.
Les dépenses de fonctionnement de l'Etat représenteront 39.3 milliards de gourdes, soit 31% du total contre 69% pour l'investissement public, qui constitue la priorité des priorités et qui bénéficiera de crédits à hauteur de 89.2 milliards de gourdes, le Trésor public prenant en charge directement 19.3 milliards de gourdes. Enfin l'amortissement de la dette s'élève à 2.7 milliards de gourdes
Dans son discours d'énoncé des motifs, la ministre Marie Carmelle Jean-Marie a inscrit ce projet de Budget en droite ligne avec la politique engagée par le Président de la République et reflétée dans le discours de politique générale du Premier Ministre. Ceci implique notamment que soient mis en avant les cinq « E », qui bénéficient prioritairement des marges de manoeuvre rendues disponibles par les performances fiscales et douanières comme par la mobilisation des partenaires extérieurs. Il s'agit de l'Etat de droit et la démocratie, l'Economie et l'Emploi, l'Environnement et l'aménagement du territoire, l'Energie et enfin, l'Education et le développement humain et social. Ainsi seront poursuivis les quatre chantiers du PSDH que sont le chantier territorial, le chantier social, le chantier économique et le chantier institutionnel.
« Nous y parviendrons en nous astreignant au maintien de la stabilité macroéconomique, à la poursuite des efforts pour accroître la collecte des recettes nationales, à la recherche permanente de l'efficience et de l'efficacité de la dépense, ainsi que grâce à l'optimisation de l'allocation des ressources entre les secteurs ».
Les principaux secteurs bénéficiant des priorités de ce budget sont le secteur économique (53% du total du budget) avec notamment des investissements de l'ordre de 18.2 milliards pour les infrastructures de transport, 2.3 milliards pour l'eau, 4.2 milliards pour l'énergie, et le secteur social (25% du total du budget) dont des investissements de 12.3 milliards pour l'éducation et de 9.5 milliards pour la santé. Le développement territorial disposera d'un programme d'investissement de 12.9 m
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