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par Lemoine Bonneau lbonneau@lenouvelliste.com
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CULTURE

Rodney Saint-Éloi au Festival international de la poésie de Medellin
Le Nouvelliste | Publié le :29 juin 2012
 
Le poète Rodney Saint-Éloi participe au Festival international de la poésie de Medellin qui se déroule du 23 au 30 juin. La 22e édition du Festival, dédiée à l'esprit des peuples autochtones, accueille 75 auteurs venant de 47 pays différents. Après les auteurs haïtiens Franketienne, Georges Castera et Louis Philippe Dalembert, c'est au tour de Rodney Saint-Éloi de prendre part à ce festival, qui est la plus importante rencontre de poésie au monde. Près de 200 activités culturelles dans différentes villes de la Colombie (Bogota, Barranquilla...) : lectures, lancements, ateliers de poésie, animations, performances, conférences. Le programme met l'accent sur la spiritualité des peuples des premières nations. D'où la présence de 14 auteurs amérindiens dont Rita Metsokosho (Innue/Canada), Maria Teresa Pauchillo (Chili, Mapuche), Apirama Taylor (Nouvelle Zélande, Maori). Ce festival est un véritable manifeste à la poésie, nous dit Rodney Saint-Éloi. En Colombie, la poésie n'est pas réservée à une élite. La poésie est simplement dans la rue. Dans les théâtres. Dans les centres culturels. Dans les écoles et universités. Inauguré à l'auditorium Carlos Vieco, le samedi 23 juin devant plus de deux mille personnes, le festival est un espace de résonnance de la poésie dans diverses langues du monde (espagnol, anglais, français, allemand, inuit, créole, maori, chinois, etc.). L'accueil du public est la force de ce festival. Nulle part au monde, il n'existe une telle réception de la poésie et un tel enthousiasme. Tous les poètes s'entendent pour dire que lire à Medellin, c'est rompre avec la solitude du poète et retrouver la force tellurique de la poésie.» Les textes extraits des derniers titres de poésie de Rodney Saint-Éloi («J'ai un arbre dans ma pirogue» (2004) et «Récitatif au pays des ombres» (2011) ont été traduits en espagnol par le poète et traducteur colombien Rafael Patiño Góez. Le public a fortement apprécié la traversée des villes et des visages que propose la poésie de Saint-Éloi. «Le festival prouve que la poésie existe. C'est heureux de partager tous les jours avec des poètes du monde entier. Nous sommes ensemble. Nous échangeons. À la globalisation de l'indifférence et de la finance, nous pensons ensemble à un vivre-ensemble possible. Nous pensons à la tendresse et à la beauté qui manquent. Et à la manière d'habiter poétiquement le monde. À la globalisation de la poésie.» déclare Rodney St Eloi. « C'est une aventure fantastique d'être dans la ville de Fernando Botero, les soirs, quand je regarde vivre la ville, j'ai sous les yeux le merveilleux de Gabriel Garcia Marquez », poursuit-il
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