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Haïti/ FONHEP/ Assemblée générale
Une nouvelle image de l'éducation en Haïti
Le Nouvelliste | Publié le :29 juin 2012
Joubert Rochefort
joubertrochefort@yahoo.fr
La Fondation haïtienne de l'enseignement privé (Fonhep) ambitionne de redorer le blason de l'éducation en Haïti. Au cours de sa 22e assemblée générale annuelle, qui s'est tenue le 28 juin 2012, la directrice exécutive de cette institution, Florence Délimon Théramène, a dressé un bilan positif des travaux réalisés sur différents axes stratégiques au cours de la période 2010-2011.
Créer des matériels didactiques, former des maîtres, assister le ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle lors des enquêtes, la fondation haïtienne de l'enseignement privé s'attèle à donner une autre image à l'éducation en Haïti à partir de quatre axes stratégiques: l'amélioration de la qualité de l'éducation, le renforcement institutionnel de la Fonehp, la contribution à la croissance de l'offre scolaire et la contribution à une meilleure gouvernance du système éducatif haïtien.
Contribuant au développement et à l'amélioration de l'éducation à travers un réseau structuré, cette institution, souligne Florence D. Théramène, travaille depuis une vingtaine d'années avec différents organismes impliqués dans l'éducation et le développement. « Notre objectif premier est de fournir une formation de qualité aux enseignants afin d'améliorer leur capacité. Cela leur permettra également d'assurer la promotion de leurs élèves par le truchement de matériels didactiques adéquats », indique la directrice exécutive.
En outre, la Fondation haïtienne de l'enseignement privé oeuvre dans la formation des jeunes de 12 à 18 ans déscolarisés ou non scolarisés par l'entremise d'un programme dénommé : Edikasyon Kle Lavni (EKLA). A en croire la directrice, ce programme vise à inculquer aux jeunes évoluant dans des milieux ruraux, attelés aux travaux agricoles, en domesticité, démunis ou en mendicité, des savoirs instrumentaux de base tels que parler, lire, écrire, calculer, compter et résoudre des problèmes. De plus, ce programme vise aussi l'acquisition de savoir-faire pratique mobilisant les habilités psychomotrices au service des besoins du quotidien et stimulant le développement de la créativité et l'éclosion des talents.
Supporté à hauteur de 6 482,07 dollars américains par le Caribbean Student's Association de Saint-Joseph et par la collaboration de Tearfund, la Fonhep, explique Florence Théramène, a procédé à la mise en oeuvre du programme EKLA contenant 200 leçons et émissions audio, 8 modules ciblant les jeunes, 8 guides du moniteur ainsi que des affiches et des jeux. Par le truchement de cinq centres éparpillés à travers le pays, 150 jeunes à la fin de l'année 2010-2011 ont bénéficié de ce programme d'éducation non formelle.
Se questionnant sur les imperfections du système éducatif haïtien, le directeur du MENFP, Pierre Michel Laguerre, invite les autres secteurs oeuvrant dans le domaine de l'éducation à emboîter le pas afin de placer l'éducation haïtienne sur les rails de la qualité. « Nous devons mettre une fin aux mésententes, ensemble nous pouvons construire un avenir meilleur. Toutefois, redorer le blason de l'éducation constitue l'une des meilleures actions que nous pouvons poser. Aujourd'hui, le ministère et la Fonhep servent d'exemple dans la collaboration secteur public-privé », soutient Pierre Michel Laguerre.
Intervenant sur l'avenir de l'éducation en Haïti, le professeur Rosny Desroches a indiqué les différents problèmes dans lesquels s'enlisent l'éducation. Selon le professeur, le secteur privé doit jouer un rôle important dans la scolarisation universelle en donnant une éducation de qualité aux jeunes. De plus, les institutions doivent travailler de manière à construire une école de qualité dans le pays et à tous les niveaux de la société. En fin de compte, ces dernières, doivent définir avec minuties le profil des élèves qu'elles forment par année tant sur le plan des connaissances que sur le plan socio-affectif. « Aujourd'hui, on a besoin d'un Haïtien qui peut développer le pays sur le plan social, économique et politique ». Ce qui est important dans un pays, conclut le professeur, c'est la qualité des hommes et des femmes qui constituent la population.
Joubert Rochefort
joubertrochefort@yahoo.fr
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