Le logo du Nouvelliste
L'EDITO DU JOUR
par Frantz Duval duval@lenouvelliste.com Twitter:@Frantzduval
Le Brésil, parmi les nouveaux meilleurs amis d'Haïti, est en train de prendre une place à part. Depuis 2004, la terre de Pelé fournit une portion importante du contingent des troupes de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustha). Cette dernière permet au pays le plus va...
UNE
La Une du 23-05-2013
NEWSLETTER
Recevez Le Nouvelliste dans votre email tous les jours
en construction
TICKET MAGAZINE
40 :Visiteurs actuellement sur le site
NATIONAL

Didier Le Bret refuse de serrer la main à Duvalier
Le Nouvelliste | Publié le :25 juin 2012
 Amos Cincir Dominique Domerçant
L'ex-président haïtien Jean-Claude Duvalier est bel et bien poursuivi par son passé. Malgré les vingt-cinq années passées en exil sur le territoire français, il s'est vu refuser la poignée de main qu'il voulait échanger le week-end dernier avec l'ambassadeur de France, Didier Le Bret, en marge de la célébration des 122 ans de l'Institution Saint-Louis de Gonzague.
L'ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, a refusé une salutation de l'ex-président haïtien Jean-Claude Duvalier. L'information a été confirmée par son avocat, Reynold Georges. Cela s'est passé samedi dernier à la chapelle de Saint-Louis à Gonzague de Delmas 31, lors de la cérémonie de commémoration des 122 ans de cet établissement scolaire, qui coïncidait avec les cinquante ans de vie religieuse du frère Serge Larose, ancien responsable de l'institution. M. Lebret a même déplacé son siège, pour s'éloigner de l'ex-dictateur haïtien. Présent dans l'assistance, le professeur d'histoire Josué Agénor Cadet précise que le diplomate français ne s'est pas contenté de réagir négativement à la demande de M. Duvalier de lui serrer la main. Il s'est automatiquement retiré pour se trouver une autre place, loin du visiteur encombrant qui s'apprêtait à s'asseoir à côté de lui, a rapporté Radio Kiskeya. Outre l'intéressé, divers anciens saint-louisiens devenus des personnalités et appartenant aux différentes promotions de 1934 à 2012 assistaient, dans la chapelle, à la cérémonie, parmi eux l'ex-président général Prosper Avril. Il ne s'agit pas d'incidence diplomatique, car Duvalier ne représente pas les interêts de l'Etat. Donc, la présence de l'Etat n'est pas mise en jeu dans cet antécédent. Il s'agit du deuxième geste symbolique d'hostilité posé par l'ambassadeur Le Bret en moins de six mois à l'encontre de l'ancien président à vie (1971-1986). « J'étais invité à prendre part à la cérémonie d'hommage rendu aux disparus du séisme du 12 janvier 2010 à morne St-Christophe, Titanyen, le 12 janvier 2011, "Jour national du Souvenir et du Recueuillement". Sachant que Duvalier allait être là, je ne me suis pas rendu afin de l'éviter », avait témoigné le diplomate français lors d'une conférence donnée récemment dans un centre universitaire de renom à Port-au-Prince. Duvalier et son passé politique Après 25 ans d'exil en France, l'ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier est rentré au pays le 16 janvier 2011, de façon surprenante. Deux jours après son arrivée à Port-au-Prince, l'ancien dictateur a été entendu au parquet de Port-au-Prince, pour les actes qui lui sont reprochés, puis libéré. Quelques heures après le retour de Duvalier en Haïti, Didier Le Bret avait déclaré ignorer les motifs du voyage de l'ancien président en exil depuis 25 ans en France. Il avait affirmé que les autorités françaises étaient aussi surprises que la population haïtienne, jurant qu'il ne disposait d'aucune information au préalable sur les intentions qui ont donné lieu à ce retour inattendu. Il avait rappelé que le Quai D'Orsay ne demandait pas de comptes à propos des déplacements de ses citoyens, ni des ressortissants étrangers en situation régulière, comme Jean-Claude Duvalier.
Amos Cincir Dominique Domerçant
les commentaires