Laurent Lamothe, Premier ministre ratifié, devra jouer le dernier acte de sa longue marche vers la Primature. La bande de rara qui soutient à coups de vaksin le futur chef de la Primature se retire.
Un après-midi calme pour les agents de l'ordre qui n'ont aucune foule à repousser. Une rébellion, par contre, prend forme à la Chambre des députés. « Ralph Théano peut être tout, sauf ministre chargé des relations entre l'exécutif et le Parlement », a martelé le député Saurel Jacinthe. Le ministre reconduit, aux yeux de l'ancien président de la Chambre des députés, se comporte comme un espion au Parlement. Ce n'est pas Fritz Chéry, le député de Gros-Morne, qui prendra la défense de Théanot dont le retrait est exigé sur la liste des ministres. « Le report de la séance est une bonne chose pour Laurent Lamothe, a estimé le député Chéry.
L'Assemblée allait exiger la soustraction du nom du ministre Chargé des relations entre l'exécutif et le Parlement de la liste des ministres ». C'est un nouvel acte, dit-il, de la comédie qui se joue depuis la désignation de Laurent Lamothe. Quelque soixante députés, selon l'ancien journaliste qui enfile la casquette politique depuis les législatives de 2010-2011, sont hostiles à la reconduction de Ralph Théanot à son poste. Le représentant de Cerca-Cavajal à la Chambre basse, Rodon Antoine Bien-Aimé, va plus loin dans la rébellion anti-Théano. « Il a boycotté la séance en complicité avec le Palais national, prétextant un probant vote défavorable à l'énoncé de politique générale du Premier ministre ratifié à la Chambre basse », a indiqué le député Bien-Aimé. « Il n'y a aucune velléité de faire tomber Lamothe au Parlement », a ajouté le parlementaire, qui veut aussi la tête de Théano.
Candidat malheureux aux dernières législatives, le ministre Théano n'a pas été le seul argument avancé pour différer la séance. Le désormais ex-sénateur Kély C. Bastien est l'autre élément clé du report de la séance de ratification de la politique générale. Un groupe de dix-sept députés, venant de la région nord, selon Fritz Chéry, exige la nomination de M. Bastien à la tête du ministère de l'Environnement. Le président Michel Martelly, dit-il, aurait fait la promesse à l'ancien sénateur du Nord avant la séance controversée du Sénat qui a approuvé le plan du gouvernement. Dans l'arrêté publié dans Le Moniteur, journal officiel du pays, pas moins de trois postes ministériels ne sont pas encore comblés. Les députés du « Grand Nord » ne pourront pas compter ni sur Jean Akclush Louis-Jeune de l'Organisation du peuple en lutte (OPL) ni sur INITE. « INITE ne veut pas faire partie du gouvernement », a tranché Saurel Jacinthe, membre du directoire de la plateforme créée en décembre 2010, sous le leadership de l'ex-président René Préval. Appelant ses collègues à se comporter en hommes et femmes d'Etat, le député Fritz Chéry souhaite un dénouement heureux au nouveau bras de fer qui se dessine entre l'exécutif et le Parlement. « L'exécutif droit intensifier les efforts dans la perspective d'une entente avec les députés », a suggéré le député de Gros-Morne tout en rappelant la clôture, dans deux jours, de la session ordinaire. Si l'ultime entente n'est pas trouvée avant, le président Michel Martelly a la prérogative de convoquer les députés en session extraordinaire.
" />Claude Gilles et Yvince Hilaire
Une rébellion de députés hostiles à Ralph Théano, ministre chargé des relations entre l'exécutif et le Parlement, empêche Laurent Lamothe de présenter l'énoncé de sa politique générale. L'autre obstacle qui empêche le Premier ministre de tenter le dernier saut vers la Primature se nomme Kély C. Bastien. Et comment...
Vendredi, 17 heures et quelques minutes, des unités spécialisées montent la garde dans le périmètre du Parlement où Laurent Lamothe, Premier ministre ratifié, devra jouer le dernier acte de sa longue marche vers la Primature. La bande de rara qui soutient à coups de vaksin le futur chef de la Primature se retire.
Un après-midi calme pour les agents de l'ordre qui n'ont aucune foule à repousser. Une rébellion, par contre, prend forme à la Chambre des députés. « Ralph Théano peut être tout, sauf ministre chargé des relations entre l'exécutif et le Parlement », a martelé le député Saurel Jacinthe. Le ministre reconduit, aux yeux de l'ancien président de la Chambre des députés, se comporte comme un espion au Parlement. Ce n'est pas Fritz Chéry, le député de Gros-Morne, qui prendra la défense de Théanot dont le retrait est exigé sur la liste des ministres. « Le report de la séance est une bonne chose pour Laurent Lamothe, a estimé le député Chéry.
L'Assemblée allait exiger la soustraction du nom du ministre Chargé des relations entre l'exécutif et le Parlement de la liste des ministres ». C'est un nouvel acte, dit-il, de la comédie qui se joue depuis la désignation de Laurent Lamothe. Quelque soixante députés, selon l'ancien journaliste qui enfile la casquette politique depuis les législatives de 2010-2011, sont hostiles à la reconduction de Ralph Théanot à son poste. Le représentant de Cerca-Cavajal à la Chambre basse, Rodon Antoine Bien-Aimé, va plus loin dans la rébellion anti-Théano. « Il a boycotté la séance en complicité avec le Palais national, prétextant un probant vote défavorable à l'énoncé de politique générale du Premier ministre ratifié à la Chambre basse », a indiqué le député Bien-Aimé. « Il n'y a aucune velléité de faire tomber Lamothe au Parlement », a ajouté le parlementaire, qui veut aussi la tête de Théano.
Candidat malheureux aux dernières législatives, le ministre Théano n'a pas été le seul argument avancé pour différer la séance. Le désormais ex-sénateur Kély C. Bastien est l'autre élément clé du report de la séance de ratification de la politique générale. Un groupe de dix-sept députés, venant de la région nord, selon Fritz Chéry, exige la nomination de M. Bastien à la tête du ministère de l'Environnement. Le président Michel Martelly, dit-il, aurait fait la promesse à l'ancien sénateur du Nord avant la séance controversée du Sénat qui a approuvé le plan du gouvernement. Dans l'arrêté publié dans Le Moniteur, journal officiel du pays, pas moins de trois postes ministériels ne sont pas encore comblés. Les députés du « Grand Nord » ne pourront pas compter ni sur Jean Akclush Louis-Jeune de l'Organisation du peuple en lutte (OPL) ni sur INITE. « INITE ne veut pas faire partie du gouvernement », a tranché Saurel Jacinthe, membre du directoire de la plateforme créée en décembre 2010, sous le leadership de l'ex-président René Préval. Appelant ses collègues à se comporter en hommes et femmes d'Etat, le député Fritz Chéry souhaite un dénouement heureux au nouveau bras de fer qui se dessine entre l'exécutif et le Parlement. « L'exécutif droit intensifier les efforts dans la perspective d'une entente avec les députés », a suggéré le député de Gros-Morne tout en rappelant la clôture, dans deux jours, de la session ordinaire. Si l'ultime entente n'est pas trouvée avant, le président Michel Martelly a la prérogative de convoquer les députés en session extraordinaire.
Claude Gilles et Yvince Hilaire
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