Quid des favoris du mondial 2018 !

PUBLIÉ 2018-06-13
Sur la ligne de départ, trente-deux sélections nationales. Une seule à l'arrivée. Mais laquelle ? À quelques heures du début de la Coupe du monde de la FIFA, Russie 2018, cette question taraude les amateurs de football en Haïti et dans le monde entier, et excite, sans l’ombre d’un doute, les pronostiqueurs de tous poils. Les équipes nationales du Brésil, de l'Allemagne et de l'Espagne : un trio au-dessus du lot.


Quintuple champion du monde, le Brésil n'a plus été sacré depuis l’édition de 2002. Quart de finaliste malheureux en 2006, puis en 2010, la Seleçao a bu le calice jusqu'à la lie, à domicile, en 2014, puisqu’elle a été humiliée (7-1) par l’Allemagne en demi-finale. Depuis, le "pays du football" est en mission pour retrouver son honneur. Le tournoi olympique remporté à domicile en 2016 a pansé un peu la plaie. Cependant, la guérison totale ne pourra intervenir qu'avec une sixième étoile.

Pour aller la décrocher, le Brésil comptera évidemment sur sa star Neymar, qui avait porté son équipe à bout de bras en 2014 avant d'être touché au dos. Le n°10 du Paris Saint Germain est évidemment la pièce centrale d'une sélection qui a survolé les éliminatoires de la zone Amsud, avec un bilan de 12 victoires en 18 matches. Le nouveau sélectionneur, Tite, a ajouté de la rigueur défensive au milieu, Casemiro, Fernandinho et Paulinho, et aussi au talent offensif, incarné par Neymar, mais aussi Willian, Douglas Costa, Gabriel Jesus ou le Barcelonais Philippe Coutinho.

Le bourreau du Brésil en 2014, l'Allemagne, a une tout autre mission en Russie, celle de réaliser le doublé, une performance que seuls l’Italie (1934 et 1938) et le Brésil (1958 et 1962) ont pu réaliser les jusque-là. En effet, championne du monde il y a quatre ans face à l'Argentine (1-0 a.p.), la Mannschaft, numéro un au dernier classement mondial de la FIFA, n'a pas vraiment baissé les pieds depuis. Certes, elle a été éliminée de l'Euro, en demi-finale, par la France (après avoir copieusement dominé la première période), cependant, elle a ensuite survolé les éliminatoires du mondial (dix matches, dix victoires). Une cohérence collective, des talents individuels, de la rigueur, bien sûr, et un capitaine de route, Joachim Löw, qui sait où il va et comment y aller, l'Allemagne sera là, c'est sûr.

Troisième grosses écuries des ultra-favoris, l'Espagne. Certes, la Roja n'a pas brillé lors des deux dernières grandes compétitions, éliminée au premier tour du Mondial 2014 et en huitièmes de finale de l'Euro. Mais, elle semble avoir repris le fil de son jeu sous la houlette de Julen Lopetegui. Ce dernier, en poste depuis juillet 2016, a été limogé de la sélection espagnole à la surprise quasi générale, après s’être engagé avec le Real Madrid. Pour le remplacer, Fernando Hierro, ancien capitaine de la Furia Roja. Reste à savoir s’il va avoir les moyens de sa politique.

Dans ce petit jeu, la France, lauréate de la compétition en 1998, échoue au pied du podium. Elle apparaît un cran en-dessous des nations suscitées. Certains observateurs verraient d’un bon oeil le Portugal de Cristiano Ronaldo, champion du dernier Euro. L'Uruguay et la Colombie : les "autres" Sud-Américains. Comme l'Europe, le continent sud-américain a plus d'un atout dans sa manche.

A n’en pas douter, le coeur des fans du football du monde entier, dont ceux d’Haiti, bat, dès ce jeudi 14 juin, au rythme de la Coupe du monde de la FIFA, Russie 2018.



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