Lutter contre la violence, c’est voter pour la vie

Les autorités policières d’Haïti, à travers une journée de réflexions sur les violences faites aux femmes, ont tenu à sensibiliser la société à la nécessité de mener une lutte collective contre cette problématique transversale. Dans une brève intervention, l’inspectrice divisionnaire Manite Charles Pierre a convié tous les citoyens à s’unir pour éradiquer ce fléau, lors d’une journée de sensibilisation organisée par la direction de l’académie de la Police nationale d’Haïti, le mardi 6 mars 2018.

Publié le 2018-03-07 | Le Nouvelliste

National -

Le département de l’Ouest a enregistré pour l’année 2017, 733 cas de violence, dont 32% classés sous la rubrique violences physiques, 25% sous la rubrique violences conjugales et 21% violences sur mineurs, suivant les données statistiques collectées exclusivement par la Police nationale d’Haïti (PNH), via les cellules de Violence basée sur le genre (VBG) de l’Ouest. Considérant que la PNH n’est pas la seule institution qui accueille les femmes victimes, l’inspectrice divisionnaire a fait remarquer que ces chiffres sont susceptibles d’augmenter.

L’inspectrice divisionnaire et responsable de VBG dans le département de l’Ouest, invitant les femmes à briser la loi du silence, a plus loin félicité les hommes qui s’impliquent dans cette lutte et les exhorte à s’y mettre davantage. « Lutter contre la violence, c’est voter pour la vie », a martelé l’inspectrice divisionnaire, réclamant du respect et de la protection des filles et des femmes haïtiennes.

Intervenant sur ladite problématique, elle a en outre précisé qu’une prise de conscience collective s’avère nécessaire pour freiner ce fléau. Comptant sur l’appui des citoyens, Manite Charles Jean a expliqué que l’institution policière, dans ce combat, offre à ces agents des séances de formation continue et spécialisée sur les questions de genre.

« Il y a quelques années la violence à l’égard des femmes en Haïti était largement acceptée et tolérée », a rappelé la responsable de VBG. C’était l’intensité, la régularité et les moyens utilisés pour exercer la violence qui choquaient les gens, poursuit l’inspectrice divisionnaire, expliquant que certaines fois on culpabilise la victime.

Yolande Day
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