#BestHaitiChallenge, une mobilisation pour mettre en valeur Haïti

PUBLIÉ 2018-03-01


Que ça soit sur Instagram, Tumblr, Twitter, Facebook et d'autres réseaux sociaux, les internautes branchés ne peuvent prétendre, le premier jour du mois de mars 2018, n'avoir pas remarqué la publication à profusion de photos avec les #tags : #BestHaitiChallenge, #sawapfè ou simplement #Haiti.

Certaines sont retouchées, d'autres ne le sont pas. Que ça soit celle où l'on découvre des marchandes de fruits, une autre montrant « yon bak fresko » ou encore l'immortalisation du débit d'une majestueuse cascade, toutes semblent s'accorder à montrer notre pays dans ce qu'elle a d'authentique. Toutes ces photos sont publiées dans le cadre du #BestHaitiChallenge lancé par le photographe Samuel Daméus, de concert avec des artistes et personnalités dont Ayiiti, Anie Alerte et Tadia, Carel Pèdre, Mikaben, Trouble Boy…

« Ce n'est pas un concours en soi comme son nom semble l’indiquer, mais une mobilisation citoyenne pour permettre aux filles et fils du pays de le montrer sous ses meilleurs jours. La logique, est de permettre à chaque Haïtien d'être acteur du changement de perception sur Haïti au lieu d’être un simple observateur », explique le photographe qui place cette initiative dans la continuité de son exposition itinérante « Faces of Haiti » lancée en 2017. Les insultes proférées par Donald Trump à l'encontre de notre pays sont parmi les éléments catalyseurs derrière cette mobilisation.

#BestHaitiChallenge a été lancé sur les réseaux sociaux le 1er mars 2018 à 9h a.m. et devra être bouclé à minuit avec sans nul doute la possibilité d'une prolongation au lendemain. Elle annonce, selon Samuel, une autre mobilisation qui devra suivre et qui s'intitule «  #sawapfè » . « Cette prochaine mobilisation aura pour but de mettre en lumière des gens de notre temps qui agissent positivement mais certaines fois dans l’ombre », confie-t-il.

Tel qu'il l'explique, le « challenge » s'adresse à toutes celles et à tous ceux qui sont traversés par l’envie de faire la promotion du pays autrement. « Il suffit de poster sur les réseaux sociaux une ou plusieurs photos montrant Haïti dans ce qu'elle a de meilleur. Il ne suffit pas de «  liker » ou de partager les publications de ses contacts. Il faut aussi poster ses propres photos et participer de fait à mobiliser les regards sur Haïti », encourage Samuel Daméus.

L'initiateur du chalenge se réjouit du fait qu'au niveau local le succès soit déjà palpable. « Autour de midi, témoigne-t-il, les #tags #BestHaitichalenge et #Haïti sont les plus à la mode sur la Twittosphère locale. Je suggère qu'on continue sur cette lancée. Qui sait, peut-être qu'on parviendra en tête de la sphère des Antilles, ou pourquoi pas dans le monde entier ». Il se réjouit également que des entreprises se joignent à la partie et aussi que certaines personnes publient, en addition aux photos, des musiques, des citations valorisant notre pays." C'est de bonne guerre que des #tags sur Haïti soient populaires à une époque autre que dans la foulée d'un désastre », a-t-il ajouté.

Samuel remercie tous les artistes, toutes les personnalités médiatiques, tous ceux et toutes celles qui ont accepté de participer à cette mobilisation où finalement la plus grande bénéficiaire est notre pays. « Depuis Faces of Haiti, j'ai compris que cette démarche de changer la perception des étrangers sur notre pays suppose la mise en commun des efforts de tout un chacun. Ce n'est pas simplement mon projet mais celui de tout Haïtien », conclut-il. En dehors de #BestHaitiChallenge, le photographe met le cap vers d'autres destinations dont Paris, Londres et Boston où il compte poursuivre avec son exposition itinérante « Faces of Haiti ».



Réagir à cet article