Le FDI choisi pour faire la gestion du fonds de garantie agricole du SYFAAH

Publié le 2018-02-05 | Le Nouvelliste

Economie -

Le système de financement et d’assurance agricole en Haïti (SYFAAH) touche bientôt à sa fin. Ce projet pilote a été très apprécié dans le milieu agricole du pays surtout dans la vallée de l’Artibonite. Les autorités sont en pourparlers avec des institutions de la place afin de continuer le projet. D’énormes progrès sont réalisés en ce sens. Pour l’instant, il est question que le Fonds de développement industriel (FDI) s’occupe de la branche relative au fonds de garantie agricole. Les discussions continuent pour trouver une institution financière capable de prendre en main celle de l’assurance agricole.

Pas la peine qu’on laisse tomber le système de financement et d’assurance agricole. Ce système, si l’on en croit les responsables, implique la professionnalisation du secteur en entier, c'est-à-dire le renforcement des capacités des agro-entrepreneurs, des institutions financières et de l’État afin de gérer efficacement deux fonds nationaux de garantie et d’assurances.

Ainsi, ce projet touche deux aspects importants dans le processus de développement du secteur agricole. À partir de ce dernier, les autorités commencent, avec l’aide de plusieurs institutions étrangères à offrir des services financiers destinés aux agro?entrepreneurs dans le but ultime de relancer l’économie agricole et rurale, créer des emplois et améliorer la sécurité alimentaire en Haïti.

Virtuellement, c’est la fin du projet pilote. Le vœu des concepteurs est de pérenniser un tel projet. Les tenants du SYFAAH croient en l’expertise du FDI pour la gestion du fonds de garantie. C’est, de l’avis du directeur général du FDI, Edgard Jeudy, un plus pour le secteur agricole. Pourtant très sensible et inexistante dans le milieu haïtien, le responsable croit que le secteur agricole ne peut se développer sans l’existence d’un tel produit.

Le secteur poursuit Edgard Jeudy, fait face à un manque énorme de financement. Les risques y relatifs sont jugés trop importants. C’est pourquoi que l’apport de l’État est souvent réclamé dans la mise en œuvre des projets de cofinancement et de financement. Mais, ces genres d’initiatives, ne peuvent pas développer le secteur, garantir l’autosuffisance alimentaire de la population et de réduire le déficit de la balance commerciale du pays.

L'agriculture, si l’on en croit les professionnels de ce secteur, a ses particularités. Dans ce cas, elle exige des produits financiers qui répondent à des besoins spécifiques. Ces particularités impliquent la définition de produits ayant des modalités de remboursement adaptés au flux de trésorerie de productions agricoles pour permettre aux agriculteurs ne disposant pas d'autres sources de revenus d'honorer leur engagement, lesquels sont très rares dans le système de crédit traditionnel.

C’est dans cette optique que le SYFAAH a pris naissance. Les premiers résultats sont très prometteurs. Mais il est temps d’étendre le projet sur tout le territoire. Le FDI accorde de plus en plus d’importance à la production agricole. Une section de financement agricole y a été instituée. Car, de l’avis du DG, pour mieux servir le secteur il faut des agroéconomistes afin d’évaluer les projets agricoles. Un simple financier, ne peut pas faire ce travail. Des fonds de financement sont disponibles pour le secteur agricole. Toujours est-il qu’un corolaire important fait toujours défaut. Il bien des institutions qui viennent en aide aux agriculteurs afin de mitiger les risques.

Jose Flecher
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