Garihanna Jean-Louis : La fierté noire de l’École nationale de l’humour

Après avoir intégré l’École nationale de l’humour au mois d’août de l’année 2015, l’humoriste haïtiano-québécoise Garihanna Jean-Louis vient d’être le récipiendaire de son diplôme le jeudi 18 janvier 2018. Première femme noire diplômée de cette seule grande école d’humour, vieille de plus de 30 ans, c’est avec fierté, enthousiasme, et surtout passion, que Garihanna poursuit sa carrière d’humoriste, cet art de la scène qu’elle a toujours affectionné.

Publié le 2018-01-31 | Le Nouvelliste

Culture -

Comédienne dans l’âme, déjà toute petite à l’école, Garihanna Jean-Louis était celle qui imitait ses professeurs, faisait rire ses camarades de classe. Elle n’a que cinq ans quand elle découvre la scène avec l’association Liaison interculturelle à Laval, puis son talent s’est éclos en Haïti avec la troupe « Eclosion », et déjà à sept ans, Garihanna faisait partie de la troupe professionnelle. « J’ai toujours fait du théâtre. Toute ma vie. Pendant que j’étais à l’école secondaire, à l’université… », affirme-t-elle dans une entrevue à Montréal. Malgré ses aptitudes pour l’art de la scène, la jeune femme a obtenu son bac en sciences économiques, et une spécialisation en criminologie. Il faut dire que question métier, les idées affluaient de partout dans sa tête : Elle a voulu être caissière, médecin, ingénieur, architecte, pour enfin jeter son dévolu sur l’économie. « Pas par amour, mais parce qu’il fallait que je trouve un métier », ajoute-t-elle.

Il a fallu que son père décède pour que l’artiste reprenne goût à ce qu’elle sait si bien faire, et qu’elle aime aussi, le théâtre. Rentrée en Haïti pour donner des cours à son ancienne école secondaire, elle fut recrutée par l’École nationale de l’humour, qui était de passage en Haïti pour une séance de formation et qui recrutait des humoristes. Une bourse d’études complète lui a été octroyée par ladite école, pour une durée de deux ans.

Garihanna Jean-Louis est maintenant maîtresse de la scène. Elle exerce son talent avec art, notamment avec sa sœur Cynthia Jean-Louis, avec laquelle elle a mis sur pied récemment « Les sœurs Jean-Louis Inc », cette entreprise axée sur la production et la gestion des arts de la scène. D’aucuns se vantent de la performance des deux jeunes femmes lors de leur participation au festival international du rire d’Haïti.

D’origine haïtienne et québécoise, Garihanna étiquette son humour « mangue-érable ». Une façon pour elle d’unifier ses deux cultures mères dans ses prestations.

L’humoriste se prépare déjà pour une tournée avec sa nouvelle pièce « Zaboka ». On la retrouvera le 10 février à New York, le 23 février à l’occasion de « l’histoire des Noirs à Montréal », le 16 mars à Orlando, le 30 avril à Paris, au mois de mai à Montréal. Elle prendra part à Zoofest, ComediHA, LolFest 2018, et d’autres festivals d’humour.

Vous vous demandez sûrement quelle place réserve Garihanna à Haïti dans sa tournée ? Soyez tranquilles, Haïti aura elle aussi sa tranche de « Zaboka », le samedi 10 mars 2018. Toute enthousiaste, l’artiste se prépare déjà à arracher le sourire, pourquoi pas le fou rire aux amants de la comédie, mais aussi à ses nombreux fans qui l’attendent impatiemment. L’invitation est lancée !

Darline Honoré darlinehonore1324@gmail.com Auteur
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