Lancement au Cap-Haïtien d'un projet pour combattre le déboisement dans le Nord et le Nord-Est

Publié le 2018-01-17 | Le Nouvelliste

Economie -

Un important projet de reboisement dans les départements du Nord et du Nord-Est, financé par l'USAID, a été lancé le jeudi 11 janvier 2018 au Cap-Haïtien en présence, entres autre, du ministre de l'Environnement Pierre Simon Georges et de la chargée d'affaires des États-Unis Mme Robin Diallo.

Ce projet, d'un coût de 40,3 millions de dollars sur une période de cinq ans, répond au besoin important de conservation et de restauration des forêts du pays et permettra de planter plus de cinq millions d'arbres, de mettre 15 000 hectares de terre sous gestion agroforestière, de restaurer plus de 800 hectares de forêts et contribuera à réduire la production de 80 000 tonnes de charbon de bois dans cinq bassins versants prioritaires des départements du Nord et du Nord-Est.

Selon les responsables, le déboisement entraîne de graves conséquences pour le pays.

Il provoque l’érosion des sols, dégrade les ressources côtières et marines et rend les communautés plus vulnérables à la sécheresse, aux ouragans et aux graves inondations.

Sans une quantité suffisante d’arbres, avertissent les responsables, les familles haïtiennes, en particulier les familles d’agriculteurs, seront plus exposées à la pauvreté et à la famine.

Le « projet de reboisement de l'USAID » s’engage à lutter contre cette «menace» par le biais d’un accord de coopération de 40,3 millions de dollars sur une période de cinq ans, établi entre l'Agence américaine pour le développement international (USAID) et son partenaire d'exécution Chemonics International Inc.

S'exprimant lors de cette cérémonie, au Cap-Haïtien, la chargée d'affaires des États-Unis, Mme Robin Diallo, a souligné l'importance du leadership du gouvernement haïtien en ce qui a trait au reboisement.

« Le plus important pour notre succès à long terme est la bonne gouvernance des ressources naturelles d’Haïti », a-t-elle déclaré.

« La santé et la longévité des forêts, des terres et de l’eau en Haïti dépendent de l'engagement du gouvernement haïtien envers ses ressources pour ses citoyens aujourd’hui et pour le futur ».

De son côté, le ministre de l'Environnement Pierre Simon Georges estime que ce projet ne relève pas seulement d'une stratégie environnementale mais devra participer aussi d'une stratégie de développement économique et social.

« Nous allons nous atteler à la construction non seulement d'un poumon vert pour les deux départements, mais aussi à favoriser la création d'emplois et de nouvelles opportunités économiques », a t- il conclu.

Gérard Maxineau gedemax@yahoo.fr Twitter: @gedemax Auteur
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