Bilan de l'annje 2017 en football

Retour sur les hauts et les bas du football haïtien en 2017

365 jours d’émotions diverses avec à la clé des moments forts comme ce réveil partiel des Grenadiers sous la houlette de Jean-Claude Josaphat à Trinidad après la fuite de Patrice Neveu; cette demi-victoire de la sélection nationale contre le Japon 3-3 au Yokohama Stadium; l'exploit de Wilde Donald Guerrier qui a disputé la Champions League et cotoyé les grands. Des moments sombres aussi comme cette défaite 0-3 encaissée à Managua en barrage Gold Cup; cette coupe de la Présidence que les organisateurs n’ont pas pu achever; ce comportement incohérent du public sur plusieurs terrains dont Mirebalais est l’aboutissement. Retour sur une folle année 2017.

Publié le 2017-12-29 | Le Nouvelliste

Sport -

6 matchs disputés sur le plan international pour 4 victoires, 1 nul et une défaite, 15 buts pour et 12 contre. Le bilan de la sélection nationale serait positive si l'unique défaite n'avait pas été désastreuse pour les Grenadiers. Elle a été à la base de la sortie d'Haïti de la grande compétition internationale de l'année.

Éliminée de la Coupe caribéenne des nations après un cuisant 2-5 contre la Guyane, sous la direction d’un Patrice Neveu dans les vapes, la route de la Gold Cup 2017 d’Haïti passait par deux barrages. Un premier sous forme de triangulaire à Trinidad, un 2e qui devrait l’opposer au barragiste représentant l’Amérique centrale. Après la déculottée de novembre face à la Guyane française, Patrice Neveu fuit son poste pour éviter de diriger le stage de concentration des Grenadiers avant le triangulaire. C’est Jean-Claude Josaphat, son adjoint, qui prend momentanément les rênes. Le 6 janvier, la sélection nationale passe l’étape surinamienne 4-2 avant d’aller se débarrasser de Trinidad 4-3 le 8 janvier. Sans ses ténors (Wilde Donald Guerrier, Duckens Nazon, Johny Placide, Kevin Lafrance, Sony Nordé, Jeff Louis) Haïti se tire d’affaires. Le public haïtien se reconnait mieux dans cette équipe et Derrick Etienne se montre indispensable aux côtés d’un Charles Hérold Jr qui a retrouvé le groupe et qui a terminé meilleur joueur du tournoi.

Ouf, quel soulagement.

L’illusion dure 2 mois, car en mars, après une belle victoire 3-1 au stade Sylvio Cator, Haïti s’effondre corps et âme en encaissant un cuisant 0-3 à Managua, au Nicaragua. Les Nicaraguayens se qualifient pour la Gold Cup et les explications des uns et des autres ne convainquent personne. Pire, la sélection U17, vainqueur de la Caribbean Nations Cup quelques mois avant est confiée à un certain Rafael Novaes qui prouve son incompétence en conduisant une équipe compétitive vers la sortie de la route de l’Inde en phase Concacaf. Larmes aux yeux.

La joie revient

Rentrés quasiment dans l’oubli, les grenadiers refont surface à travers Wilde Donald Guerrier en Champions League, puis leur match, 3-3 contre le Japon à Yokohama le 10 octobre sous la houlette d’un revenant, Marc Collat André Pita. Leur victoire 1-0 contre les Emirats Arabe Unis leur permet de terminer l’année de façon plus honorable. Au Japon par exemple, les jeunes étudiants estimaient pouvoir se revendiquer fièrement leur sélection. Patriotisme retrouvé.

Côté féminin, les filles en catégorie U17 et U20 apportent le sourire sur le plan international. En championnat, la saison a vu une nouvelle fois la victoire de l’AS Tigresses 3-1 aux dépens de l’Anacaona de Léogane en finale, au début du mois de juillet.

Championnat local

En championnat local, à noter le premier titre en D1 du Real Hope vainqueur de la série d’ouverture, les deux finales du Racing FG qui n’a pourtant rien gagné et enfin la victoire du vice-doyen de la compétition en D1, l’AS Capoise. Révélation de la série d’ouverture, l’AS Sud-Est a failli redescendre en D2 suite à une série de clôture désastreuse.

Honteux est enfin le comportement du public sur plusieurs terrains du pays notamment Jacmel, Petit-Gâave, Milot et surtout Mirebalais. Et même Montrouis en football féminin. Le public du Cavaly mériterait un petit rappel à l’ordre. Honteux est le comportement des organisateurs de la coupe de la Présidence qui, parvenus dans la dernière ligne droite de la compétition, n'ont plus rien dit à personne et ne la conduisent pas à terme.

Enfin quelle qualification donner à l’absence de décision rigoureuse contre le comportement stupide des fans sur les terrains suscités. 2017 s’en va avec le Violette Athlétic Club qui, bien que vainqueur 1-0 aux dépens du Valencia ce 29 décembre, se fait éliminer de la course à l’ascension et est condamné à fêter ses 100 ans en D2, alors que Valencia pourrait retrouver l’élite trois ans après avoir abandonné la D1. Autant de faits qui devraient pousser chaque personne concernée par le football à réviser ses cahiers pour un meilleur 2018.

Enock Néré
Auteur
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