20 jeunes qui ont marqué 2017

PUBLIÉ 2017-12-28
Ils ont moins de trente-cinq ans, ont de grandes ambitions et une influence certaine sur leurs semblables. Au-delà de leur présence sur les réseaux sociaux, ils portent un projet réel, et peuvent chacun dans sa sphère d’activité être un modèle, une source d’inspiration pour leurs congénères. Ticket vous présente vingt jeunes qui ont, à leur manière, par leur initiative ou les distinctions reçues, marqué l’actualité en Haïti pour cette année 2017.


Christine Souffrant

En 2016, à l’instar de Azède Jean-Pierre, designer et de Nedgine Paul fondatrice de « Anseye pou Ayiti », Christine Souffrant figurait dans la cinquième édition annuelle du classement « 30 Under 30 » de Forbes. Ce petit bout de femme de 28 ans, mentor et conseillère pour de nombreux entrepreneurs et startups en plusieurs endroits du monde, a organisé les 6 et 7 juin 2017 au Royal Decameron, Haïti Tech Summit un grand sommet international dédié à l’entrepreneuriat et à la technologie, auquel a pris part une centaine de conférenciers, venant de l’étranger aussi bien d’Haïti, incluant les représentants des plus importantes entreprises tournées vers la technologie dans le monde comme Uber, AirBnB, Google, Facebook.

Donaldson Bell

Champion du Monde de Karaté en Italie le natif de Hinche avait réussi l’exploit de détrôner le champion du Mas Oyama International au Japon 2016 de son fauteuil de champion national en mai dernier. Il a donc confirmé son talent en remportant le championnat du monde de karaté unifié en catégorie -75 kgs pour sa première participation à seulement 21 ans cette année. Né le 13 avril 1996, ce jeune karatéka est en philo et peut espérer disputer encore 5 championnats du monde même s’il rêve aussi de boucler rapidement son bac en vue d’entreprendre des études universitaires.

Etzer Emile

A tout juste 32 ans, Etzer Émile est consultant, coach d’entreprise et professeur d’économie et de marketing. Cet ancien boursier de Taiwan a réussi à se tracer un chemin pour se faire une place dans la courte liste des nouveaux économistes et analystes de la politique économique de notre pays, à se faire un nom dans une sphère qui est la chasse gardée d’aînés de plus de cinquante ans. Pour 2017, cet ancien participant du programme IVLP de l’ambassade américaine a sorti « Haïti a choisi de devenir pauvre. Les vingt raisons qui le prouvent ». Ce premier ouvrage avec lequel il s’est embarqué dans une véritable tournée qui l’a conduit dans différentes villes du pays, et même en République dominicaine, a aussi eu beaucoup de succès.

Gaëlle Bien-Aimé

Née de parents artistes, Gaëlle Bien-Aimé voue une amitié sans bornes aux arts de la scène, particulièrement au théâtre, sa passion de toujours. Ainsi, une fois ses études classiques bouclées en 2006, la fille de l’acteur et réalisateur à succès Jean Gardy Bien-Aimé s’est rendue au Petit Conservatoire et a appris le théâtre avec Daniel Marcelin pendant 4 ans. Puis, l’ancienne élève du Collège St. Louis de Bourdon s’est tournée vers le Conservatoire Royal de Liège ou École Supérieure de Cinéma et de Théâtre (ESACT) en Belgique. Cette année, surtout avec sa pièce, « Je suis Gaëlle » qui a eu un succès fou, la comédienne et ex-rédactrice du Nouvelliste a marqué les esprits. Celle qui brille dans les stand up aussi bien que dans les one woman show ouvre bientôt Acte, une école de formation d’acteurs et d’animation.

Gayel Pierre dit CutieGaGayel

Pierre est styliste designer depuis trois ans. Son look, sa vie, son métier, tout chez elle est artistique. Elle est l’instigatrice de Living Hart, un événement dont le concept consiste à faire de l’art sur place et qui valorise la créativité chez les jeunes. Mis en place depuis 2015, Living Hart a pu perdurer à travers le temps et la 6e édition de ce festival artistique a eu lieu en ce mois de décembre. Par ailleurs, cette jeune fille de 23 ans qui a également lancé sa ligne de vêtements « G’S addiction », organise, un camp d’été depuis 2016, à travers lequel elle initie les enfants au dessin, à la danse et au graffiti.

Jeanty Junior Augustin

Photojournaliste depuis six ans au Nouvelliste, Jeanty Junior Augustin a partagé le prix Chaffanjon 2015 avec Juno Jean Baptiste. Il fait partie de cette équipe de trois photographes et vidéographes (avec Natacha Bazelais et Jean-Marc Hervé Abélard) qui assurent l’alimentation du site du Nouvelliste en vidéos. Membre du Kolektif 2 dimansyon (K2D), Jeanty qui collabore avec des agences telles que Reuters, Agence France Presse et Associated Press, a déjà participé à divers expositions en Haïti, et à l’étranger (Visa pour l’image en France). Ses photos empreintes de réalisme illustrent les articles de Le Nouvelliste, mais aussi de Paris Match, de RFI, de The Guardian, de CBS News, d’Al Jazeera, de Yahoo. Pour 2017, on retiendra inévitablement de lui plusieurs superbes clichés, particulièrement celui qui a immortalisé un de ceux qui ont participé à la manifestation anti-budget du 12 septembre 2017.

Marc Alain Boucicault

Jeune entrepreneur âgé de 30 ans, Marc-Alain Boucicault est titulaire d’une licence en Économie quantitative du Centre de techniques de planification et d’économie appliquée (CTPEA) et d’une maîtrise en politique économique et financière de l’American University. Cette année, il a officiellement lancé la société Banj avec la vision de créer le plus grand et le plus dynamique carrefour entrepreneurial de Port-au-Prince. Egalement Co-fondateur et ancien Directeur de Support aux Initiatives Jeunesses (DSIJ) du Groupe ECHO Haïti, Marc-Alain a été le coordonnateur d’ELAN Haïti en 2016, une plateforme internationale de jeunes leaders en Haïti et fut responsable des partenariats à Haïti Tech Summit, le plus grand sommet international sur la technologie en Haïti en juin 2017.

Melchie Daelle Dumornay

À 14 ans, Melchie Daelle Dumornay est la plus jeune joueuse de la sélection nationale haïtienne alignée lors de la première phase des éliminatoires de la Coupe du monde de football féminin U17 en Jordanie en 2015. Promue Capitaine, cette jeune Mirebalaisienne que l’on surnomme Corventina (surnom affectif que lui a affublé son grand frère), a joué son rôle à la perfection tout en mettant son immense talent au service du groupe pour aider Haïti à remporter la Coupe Caribéenne U17 féminin face aux Bermudes. Une distinction après laquelle on courait depuis près de huit ans.

Michel Joseph

Pour reprendre ce surnom que lui a donné son confrère Marc Brégard Anderson, Le Mi Chel compte à son actif pas moins de 3 prix internationaux. Actuel journaliste de Radiotélévision Caraïbes, le natif du Cap-Haïtien a fait ses premiers pas dans ce secteur juste avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010. En 2016, le co-présentateur du 19/20 à radio Caraïbes, rafle le prix Philippe Chaffanjon du reportage multimédia grâce à son reportage « Haïti-Adoption : Cri de désespoir ». La même année, il a mis sur pied « Report’art », une entité spécialisée dans la formation et la production dans le domaine du journalisme. Pour cette année, Michel Joseph a été lauréat du «Super Prix Jeune francophone de l’année 2017 » en Côte d’Ivoire, et a aussi obtenu le « Prix personnalité radio TV & Internet » dans le cadre des prix francophonie 35 35. Depuis novembre 2017, Michel Joseph est aussi président de la section haïtienne de l’Union Internationale de la presse francophone.

Mike Bellot

Âgé de 26 ans, Mike Bellot est un étudiant haïtien qui a étudié à Taïwan. Passionné d’entrepreneuriat, Mike Bellot a créé cette année un nouveau modèle de sac à dos, le « Solo Bag », avec sa coéquipière Wendianne Torcel, Haïtienne elle aussi. Destiné aux élèves et étudiants des pays sous-développés exposé au manque d’électricité, ce sac à dos est équipé d’un panneau solaire qui absorbe l’énergie du soleil durant la journée. Cette énergie est stockée dans une batterie et émet une lumière écologique et durable pendant la nuit. Un véritable coup de maître, une brillante invention de notre compatriote qui est également le responsable national du concours Hult prize en Haïti, un concours d’entrepreneuriat international.

Nérilia Mondésir

Une 3e place Caribéenne en catégorie U20 mais un nouveau soulier d’or, une qualification pour un énième Concacaf U20 et surtout une constance dans son évolution à Montpellier fait de Nérilia Mondésir un personnage de l’année 2017. La native de Quartier Morin continue d’être la référence du football féminin haïtien. Cette star dispose de 4 souliers d’or dont un Concacaf et trois caribéens, un ballon d’or caribéen, un titre de champion caribéen en catégorie U20, joueuse de l’année 2015 et deux titres de champion national le tout à seulement 18 ans (Elle est née le 17 janvier 1999).

Olivier Noël

Olivier Noël est un jeune scientifique et entrepreneur haïtien. Ancien élève de l’Institution Saint-Louis de Gonzague, il a émigré aux Etats-Unis en 2007 où il a décroché un diplôme de baccalauréat en chimie et biochimie au Queens College en 2011 et un double doctorat en médicine et en biochimie-et-génétique-moléculaire pour un programme de MD/PhD au Penn State University. Son nom est gravé dans la catégorie « Sciences » de la prestigieuse liste « 30-under-30 2017 » du magazine Forbes, le consacrant parmi les 30 jeunes les plus influents de moins de trente ans pour avoir été l’auteur d’une innovation dans le milieu médical et scientifique américain : « DNAsimple », une compagnie qui aide les chercheurs à se procurer d’ADN afin de déterminer les gènes spécifiques et altérations génétiques qui sont à la base de certaines maladies.

Raquel Pélissier

C’est sans conteste la reine des personnalités ayant le plus brillé durant le premier semestre de 2017 toutes catégories confondues. En devenant Première Dauphine de la 65e édition de Miss Univers en janvier, Raquel Pélissier a fait les manchettes des journaux, suscité des hommages ici et ailleurs. En juin, dans le cadre de Livres en folie elle a signé son premier livre intitulé « L’Art d’être belle dans sa peau ». Et là encore, le succès côté vente était au rendez-vous pour celle qui est née le 21 août 1991. Une reine de beauté qui a fait notre fierté face au monde entier grâce à cet exploit et qui est promise à un bel avenir.

Roody Roodboy

En voici un autre pour qui 2017 a été un succès. L’auteur de « Lòbèy » a brillé du début à la fin de l'année. On se souvient de son sacre comme champion du carnaval 2017 de Port-au-Prince par Ticket au premier trimestre de l'année. Les tubes : Lòbèy et Tranble ont suivi. Il est sorti président de son « bif » musical l'opposant à certains rappeurs au mois de novembre dernier. Pour certains, le jeune rappeur est vraiment à l'année de sa consécration. Il s’est produit de nombreuses fois dans la diaspora. Le récent article : « Carnaval, festival, Bal, Roody RoodBoy reste champion ! », paru dans Le Nouvelliste résume l'année de l’artiste.

Rutshelle GuillaumeQuoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, l’ombre de Rutshelle Guillaume plane sur toute l’actualité people en Haïti. Si certaines de ses mésaventures ont fait jaser, il est incontestable que la jeune femme de 29 ans n’a pas chômé au cours de l'année qui touche à sa fin. En effet, elle a enchaîné concerts et tournées, en Haïti, mais aussi en terre étrangère : France, Canada, Congo, etc… Son album « Rebelle » sorti en juillet dernier a, un peu plus, attiré les projecteurs sur elle. À la liste des succès de la star pour 2017, on peut citer son duo avec Richard Cavé qui a mis d'accord même les plus intolérants à son égard ou encore le clip de sa chanson « Dènye Won » où la jeune assume pleinement sa féminité.

Samuel Daméus

Depuis qu’il a initié son exposition itinérante baptisée « Faces of Haïti » en janvier 2017 à Miami, le photographe de 31 ans a montré notre pays sous des jours différents de ceux des médias internationaux. Le succès de son exposition le transforme en une sorte de voix pour la jeunesse, faisant office de speaker dans des activités d’envergure dont Young Merit Leaders et Haïti Tech Summit. Un digne défenseur de l’image de notre pays en Haïti aussi bien qu’à l’étranger.

Saïka Céus

Agée de 27 ans, Saïka Ceus a été sacrée lauréate de la 42e édition du prix Deschamps le mercredi 15 novembre 2017. Sur 52 manuscrits soumis, cette passionnée d’écriture a remporté haut la main ce concours avec son œuvre « Tifi », un roman de 250 pages écrit en créole qui traite des enfants en domesticité. L’année 2018 s’annonce donc chargée pour Saïka Céus qui aura son premier roman à promouvoir, qui votera au jury du prix littéraire Deschamps 2018 et prendra part à la 24e édition de Livres en folie. Une belle plume qui promet beaucoup.

Skal Labissière

Skal Labissière est rentré au pays le 18 juillet 2017, 7 ans après son départ en 2010, en tant que star de la NBA. Le joueur des Kings de Sacramento, en a profité pour organiser un camp de détection des talents baptisé Skal : « Skills, knowledge and life » au gymnase de la rue romain au profit d’une centaine de jeunes entre le 19 et 21 juillet 2017. Reçu au Palais national, le président Jovenel Moïse, en présence de la Ministre des sports Régine Lamur, a présenté le jeune basketteur comme un modèle de réussite avant d’encourager les jeunes à suivre son exemple.

Sundiata Gaston

3e lors de la première édition du championnat de Karaté à Koper en Slovenie en 2015 alors qu’elle n’avait que 10 ans, Sundiata Samara Gaston a confirmé en 2017 la belle promesse que fut sa 3e place en allant remporter le titre de championne du monde en catégorie 12-13 ans grâce à sa victoire en finale aux dépens de la jeune Roumaine Mariam Datvadze au Sport Hall Sandro Pertini de Montecatini en Italie. Née le 28 novembre 2005 à Pétion-Ville, la fillette qui vient à peine de fêter son 12e anniversaire laisse l’espoir qu’elle sera une ambassadrice intéressante pour son pays en matière de karaté pendant de longues années.

Wilde Donald Guerrier

Meilleur joueur à son poste dans la zone Concacaf, Wilde Donald Guerrier (28 ans depuis le 31 mars) rentre dans l’histoire comme le premier joueur haïtien formé en Haïti qui, après avoir joué pour le championnat haïtien, est allé disputer la Champions League. Sa présence tant comme titulaire ou remplaçant, force les speakers devant citer les noms des joueurs composants les deux formations qui s’affrontent lors des matches, à associer le nom d’Haïti avec celui de son enfant footballeur dans chaque stade où sa modeste Qarabag FK (Azerbaïdjan) est allé jouer. Par sa bonne saison, le natif de Port-à-Piment a été l’un des meilleurs ambassadeurs d’Haïti en 2017.



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