PetroCaribe : Cran réclame des sanctions contre les personnes impliquées dans le détournement de fonds

Publié le 2017-12-28 | Le Nouvelliste

Economie -

La Cellule de réflexion et d’action nationale (Cran) réclame des sanctions contre les personnes responsables du détournement des fonds du programme PetroCaribe, selon son rapport-bilan de l’année 2017, rapporté par Alterpresse.

Les personnes impliquées dans les vols d’argent ne doivent pas être laissées impunies. Les biens volés à l’État doivent lui être restitués, indique le rapport de Cran. De plus, Cran exhorte le Sénat à soumettre à la justice le rapport sur la corruption révélée dans la gestion des fonds PetroCaribe, en vue d’une enquête judiciaire approfondie pour sanctionner les coupables.

« La lutte contre la corruption n’exige pas seulement qu’on se serve correctement des ressources de l’État ; elle exige également qu’on sanctionne toutes celles et tous ceux qui se sont servi de leur autorité pour voler les biens de l’État » commente Cran.

Selon Cran, l’Etat ne peut pas lutter contre la corruption seulement par des déclarations. Des mesures concrètes sont nécessaires afin d'entreprendre les actions qui s’imposent : nommer des gens droits et honnêtes aux fonctions clés de l’administration publique, sanctionner les coupables, récupérer les biens volés, voter de nouvelles lois là où cela s’avère nécessaire.

La Cellule de réflexion enjoint le ministère des Affaires sociales et du Travail (Mast), l’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc) et la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux administratif (CSA/CA) à remplir leur mission afin de contrecarrer les fraudeurs et de mener une lutte effective contre la corruption, selon un article d'Alterpresse.

Le coordonnateur de la Cellule de réflexion et d’action nationale (Cran), le père Jan Hanssens, a souligné la nécessité d’avoir une mentalité qui rejette la corruption dans les pratiques de chaque jour. Invité à l’émission TiChèzBa, d’AlterRadio, il a exhorté le pouvoir judiciaire et les autres instances concernées à faire la lumière sur les cas de corruption, comme le dossier relatif à la gestion des fonds PetroCaribe, afin d’appliquer les sanctions appropriées.

Plus d’une quinzaine de personnalités - dont deux anciens Premiers ministres, Jean Max Bellerive (novembre 2009 - mai 2011) et Laurent Salvador Lamothe (mai 2012 - décembre 2014) - ainsi que d’anciens ministres, d’anciens directeurs généraux et des responsables de firmes de construction, impliquées dans des appels d’offres suspects, sont pointées du doigt par ce document.

Sanctionner les personnes impliquées dans des actes de corruption les découragerait d'y persévérer, souligne le père Hanssens.

Des discussions entamées sur ce dossier au Sénat, le mardi 14 novembre, ont été également discontinuées. Une copie du rapport de la Commission éthique et anticorruption du Sénat sur l’utilisation des fonds PetroCaribe a été acheminée, le jeudi 23 novembre, au président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), Jules Cantave. Pour Hanssens, il appartient à la justice de faire son travail.

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