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De jeunes bénévoles étrangers à l'Hôpital de la Communauté Haïtienne
L'aide en main-d'oeuvre continue d'arriver en Haïti, qu'il s'agisse de professionnels, d'ONG ou de bénévoles. 12 jeunes volontaires étrangers, réunis sous le sigle MSR (Mission de Solidarité Responsable), une organisation à but non lucratif, sont arrivés au pays ce mois de juin et assistent depuis le personnel médical de l'Hôpital de la Communauté Haïtienne, sis à la Route de Frères à Pétion-Ville.
Haïti: L'une des retombées du séisme - et peut-être la majeure - pour Haïti, est la main désormais tendue de l'étranger, ou son regard en quelque sorte ''bienveillant'' sur le pays et ses problèmes.
Le 9 juin de cette année, des étudiants finissants en médecine, éducation et psychologie (cette dernière branche du groupe ne comptant que des Haïtiens), décident d'apporter leur grain de sel dans l'effort de survie et de reconstruction d'Haïti, tout en se donnant la possibilité de parfaire leurs connaissances dans leurs domaines respectifs.
A l'Hôpital de la Communauté Haïtienne, ils secondent l'équipe médicale et mettent de l'ordre dans le dépôt de l'Hôpital qui était sens dessus-dessous depuis le séisme. « Après le tremblement de terre, l'hôpital a reçu pas mal d'aide en médicaments et produits de premiers soins, nous apprend Jonathan François, Directeur de la mission Haïti à MSR. Les produits s'entassaient dans le dépôt et nous y avons mis de l'ordre comme promis avant de venir au pays. Sinon, poursuit M. François, notre équipe psychologique apporte son aide en salle de physiothérapie, également au personnel de l'hôpital et à tous les patients, car nous savons combien il est important et thérapeutique de verbaliser son ressenti après être passé par un séisme aussi dévastateur. »
Outre ces interventions au sein de l'hôpital, les jeunes bénévoles innovent et mettent sur pied pas mal d'ateliers : la psychologie, l'éducation, le Kong Fu, le football, l'initiation à la lecture, sont autant de domaines touchés par leurs ateliers.
Les bénévoles de la MSR ne sont pas venus mettre leurs seules compétences au service du pays, ils ont tenu, avant même de fouler le sol haïtien, à ce qu'ils reçoivent tous une formation sur la culture haïtienne et comment approcher un Haïtien pour que celui-ci se sente compris et en confiance.
« La différence entre nous et les autres ONG venus aider, c'est que nous portons beaucoup d'importance à la culture d'ici et que nous sommes assez humbles pour parler aux Haïtiens sans avoir un air de supériorité. Nous assistons le personnel et suivons leurs ordres au lieu d'en donner. Ce qui est à l'opposé de ce que font les autres ONG quand elles viennent», déclare Jonathan François ».
En effet, M. François affirme que les bénévoles qui l'accompagnent écoutent et acceptent volontiers de suivre les consignes du personnel haïtien, apprenant ainsi beaucoup de ces derniers.
Mais plus encore que l'expérience qu'ils ont acquise sur le terrain, c'est surtout la beauté de certains sites du pays et la résilience des Haïtiens qui auront le plus marqué le séjour de nos jeunes bénévoles étrangers.
« Le courage, la motivation et la volonté des Haïtiens dans l'adversité m'ont beaucoup frappé, témoigne le président de la MSR. Ils n'abandonnent pas, même avec toutes les difficultés qu'ils rencontrent après le séisme. Je n'ai de cesse de remarquer le sourire et la joie sur le visage des patients quand ils viennent en consultation, et cela me touche profondément. Les Haïtiens sont résistants, poursuit M. François, et je reste persuadé qu'avec un tel courage chez les fils d'Haïti, le pays a la capacité d'avancer dans la bonne direction. »
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