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| Dany Laferrière, heureux de recevoir Le grand Prix du livre de Montréal |
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Dany Laferrière: Le grand Prix du livre de Montréal
Haïti: La consécration est totale pour le petit-fils de Da : Motion au Parlement, sortie du film La dérive douce d'un enfant de Petit-Goâve et Le Grand Prix du livre de Montréal.
Dany Laferrière, heureux gagnant du Médicis, a reçu le lundi 16 novembre 2009 le Grand Prix du livre de Montréal pour son roman fétiche L'Énigme du retour à la ville de Montréal, en présence des membres du jury et du maire nouvellement élu, Gérald Tremblay, et de M. Georges Leroux, président du jury et récipiendaire du Grand Prix du livre de Montréal en 2007, des membres du jury et de personnalités du monde littéraire de la Métropole.
Ce Prix, l'un des grands prix littéraires de Montréal, est doté de 15 000 dollars et récompense tous les ans un auteur montréalais d'un ouvrage de langue française ou anglaise de création de facture exceptionnelle. Pour le maire Gérald Tremblay:, le livre primé, L'énigme du retour est à la fois original et grave. Ce roman de Dany Laferrière est un joyau littéraire primé par le Grand Prix du livre de Montréal, un des prix littéraires parmi les plus convoités au Québec. Cette oeuvre, dit Tremblay, témoigne de la richesse de la littérature montréalaise et de la métropole ouverte et diversifiée.»
L'énigme du retour était en compétition avec quatre autres oeuvres: Prière à blanc de Michael Delisle, L'oeil de Marquise de Monique LaRue, Thérèse pour Joie et Orchestre d'Hélène Monette et Paul à Québec de Michel Rabagliati.
Dany Laferrière est heureux. Il a débarqué à Montréal, il avait 23 ans, et il a bien appris à connaître la ville, dans les quartiers pauvres et difficiles qu'il a longtemps habités. Il a rappelé que son premier livre, Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer, se déroule juste au carré Saint-Louis, un centre bouillonnant de Montréal.
Le roman L'énigme du retour est aussi en lice au Prix littéraire des collégiens. A rappeler que le livre L'énigme du retour est encore en lice pour cinq autres prix en France.
Célébrer le Médicis
Pour célébrer le Médicis, l'éditeur montréalais de L'énigme du retour, Boréal, a choisi la librairie Olivieri dans la soirée du 11 novembre. Près de trois cents personnes ont rendu hommage à Dany Laferrière, auteurs, éditeurs, libraires, journaliste... Continuer > |
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Dany a souligné dans son discours ce rêve de diversité, la rencontre de la glace et du feu, ce rêve qui se dessine avec ce public divers et diversifié... Pour l'heureux gagnant du Prix Médicis, qui préfère la conscience au talent, son grand rêve est réalisé : être une bonne nouvelle pour Haïti.
Motion au Parlement à Dany Laferrière
Par ailleurs, l'assemblée nationale du Québec, à la suite d'une motion adoptée à l'unanimité, a rendu hommage à Dany Laferrière, heureux gagnant du Prix Médicis. Côté du gouvernement fédéral, les réactions des officiels ont été également nombreuses pour souligner ce que représente ce Prix pour le Canada et pour la diversité.
La dérive douce d'un enfant de Petit-Goâve
Le documentaire La dérive douce d'un enfant de Petit-Goâve a été lancé le dimanche 15 novembre dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal à la Grande Bibliothèque.
Le film, réalisé à l'occasion du 25e anniversaire de la sortie du livre Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer a eu un vif succès pour la première montréalaise. Salle comble. Les Montréalais ont applaudi et le film et Dany Laferrière.
Le réalisateur Pedro Ruiz, Vénézuelin, photographe, a suivi Dany Laferrière dans une dizaine de villes : Paris, Port-au-Prince, Lyon, Petit-Goâve, New York, etc. et a capté l'essentiel de ses vingt-cinq années de production. C'est un film d'une grande sensibilité qui donne à voir un Laferrière dans son intimité et dans toute sa splendeur. Sexe, vérité et anti-conformisme. Le goût de provoquer, la générosité, le don de soi, et le dialogue infini avec l'autre... tout cela fait de ce film un véritable miroir de poche qui laisse voir un Laferrière que l'on ne connaît pas trop bien. On en rit, mais surtout on découvre tout le sérieux et les paradoxes qui se cachent derrière l'oeuvre de Laferrière.
Pour Pedro Ruiz, ému et heureux, c'est juste une coïncidence que le film sort quand tous les caméras sont braqués sur Dany Laferrière. Il est content d'entrer dans l'univers de Laferrière. Lui qui a déjà fait un film sur l'écrivain cubain Pedro Juan Gutierrez est heureux en tant qu'immigrant de comprendre cet itinéraire miraculeux et d'en témoigner.
Un film... vrai. Au sens il nous met au coeur de la vie et du monde angoissé de Laferrière. À voir en urgence !
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