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| Le maitre Frantz Reid |
| (Photo: Moranvil Mercidieu) |
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| L'économiste Reynold St-Val |
| (Photo: Moranvil Mercidieu) |
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| Le Professeur Wilson Jabouin |
| (Photo: Moranvil Mercidieu) |
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| (Photo: Moranvil Mercidieu) |
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| (Photo: Moranvil Mercidieu) |
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« La problématique de l'emploi en Haïti »
Haïti: L'Association haïtienne économique (AHE) a débuté ce vendredi la première des deux journées de colloque autour du thème « La Problématique de l'emploi en Haïti ». En plein processus de restructuration de son comité exécutif, l'AHE a organisé ce colloque en vue de porter les élites à entamer une série de réflexions sur la question de l'emploi et à encourager la société haïtienne, notamment les dirigeants à l'y accorder plus d'attention.
L'économiste Claude Beauboeuf, qui assure l'intérim de la présidence de l'AHE en attendant les prochaines élections, estime que le sujet de l'emploi est d'une actualité brûlante. A ce sujet, il s'est référé au dernier rapport de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbe (CEPALC) sur le chômage. Ce rapport fait état de sombres perspectives pour l'emploi dans la région susmentionnée où le taux de chômage de la population active est passé de 7,5% à 9% de 2008 à 2009. « C'est sans précédent », martèle l'économiste qui affirme qu'une telle situation va avoir des répercussions inévitables sur Haïti.
Déroulé dans un contexte de débat houleux autour du salaire minimum, ce colloque a réuni une assistance peu nombreuse composée en grande partie d'économistes, de représentants de la BNC et de journalistes. L'entrepreneur Philippe Armand était l'un des rares représentants du secteur des affaires à payer de sa présence à cette assise. Fait remarquable à signaler: Quatre entités de l'administration publique ont appuyé la réalisation de l'événement. Cependant, aucun représentant du pouvoir public n'a pas été remarqué à ce colloque qui portait pourtant sur un sujet considéré prioritaire par l'administration Préval/Pierre-Louis, à savoir, la création d'emplois.
« On a lancé ce débat autour de l'emploi en espérant avoir que dans les prochains jours des réflexions plus intenses autour de cette question, a souligné l'économiste Frédéric Gérald Chéry, l'un des membres organisateurs de ce colloque qui a vu défiler plusieurs intervenants pour cette première journée dont Me Frantz Reid, les économistes Reynold St-Val, Wilson Jabouin, Yves Sainsiné, Frédéric Gérald Chéry, Kurdy Larêche, Jean Claude Paulvin, le syndicaliste, Didier Dominique, la responsable de la Fondation Héritage, Marylin B. Allien. Continuer > |
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Trois sous thèmes ont été ont débattus au cours de cette journée : La mesure de l'emploi en Haïti, Les perceptions de l'emploi en Haïti, La création de l'emploi : le potentiel du marché intérieur haïtien. A l'intérieur de ces sous thèmes, ces panélistes ont respectivement intervenu sur les points suivants : « La Problématique de l'emploi en Haïti », L'emploi des jeunes en Haïti, L'emploi et sa perception dans le monde rural en Haïti, la pertinence d'un discours sur l'emploi en Haïti, L'emploi et sa signification dans les sociétés contemporaines, Les secteurs économiques : le potentiel et les déterminants de la création d'emplois en Haïti, La question de l'emploi : quel serait le point de vue des ouvriers, La lutte contre la corruption face à l'investissement et l'emploi en Haïti.
Aucune politique de l'emploi depuis 1804
L'emploi est un ingrédient capital de l'économie, a fait valoir Me Frantz Reid qui a rappelé au passage que de 1804 à aujourd'hui, aucun gouvernement haïtien n'a eu une politique de l'emploi. L'homme de loi a mis en relief une ambivalence dans la perception de l'emploi chez l'Haïtien. Ce dernier, tout en pensant que l'emploi est une nécessité, ne serait pas prêt à faire n'importe quel boulot.
D'un autre côté, le professeur Wilson Jabouin, pour faire suite à la déclaration de Me Reid, a estimé qu'il y a eu des politiques d'emplois en Haïti. Certaines d'entres elles ont visé la non création d'emplois, d'autres ont visé la création d'emplois précaires et d'autres encore ont donné des emplois qui dévalorisent les gens. A ce sujet, il a évoqué les emplois à grande intensité de main d'oeuvre dénommés Woy-woy offerts par le ministère des Travaux publics à un certain moment de la durée.
Le syndicaliste Didier Dominique, au cour de son exposé, n'est pas allé par quatre chemins pour fustiger les tenants du secteur de la sous-traitance qu'il assimile à de l'esclavage moderne. Selon lui, la mission des puissances impérialistes à travers leur politique, consiste à généraliser la misère dans le pays afin d'assurer la survie de la sous-traitance. Il traite d'illégale la contre-proposition du secteur privé appuyée par l'Exécutif haïtien concernant la hausse du salaire minimum à 200 gourdes.
Les critiques acerbes du syndicaliste supporté par le professeur Wilson Jabouin, ont soulevé la colère de l'homme d'affaire Philippe Armand qui pense qu'il y a trop de chômage dans le pays pour se focaliser sur une affaire de salaire minimum. Il s'ensuit des échanges acides entre les deux panéliste et M. Armand qui a demandé au professeur Jabouin combien d'emplois a-t-il déjà créés dans le pays.
Les participants peu nombreux à la fin de la journée ont laissé satisfaits la salle Rossignol de l'Hôtel Montana en attendant la deuxième journée de ce colloque prévu pour ce samedi. Des intervenants importants sont attendus pour cette deuxième journée parmi lesquels l'économiste Gary Coquillot et des représentants du secteur privé des affaires.
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Cyprien L. Gary |
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