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| L'écrivain Daniel Loriston |
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Le tambour des tabous
Avec une imagination fertile, l'auteur du recueil de nouvelles « Le tambour des tabous » peint le triste et sombre tableau de l'ancienne Perle des Antilles avec ses déboires, ses tares, ses rêves et ses vacuités. Il mène une croisade contre la tradition, explorant avec intelligence et créativité la réalité haïtienne. L'écrivain puise son inspiration dans notre quotidien.
Haïti: Après « Lanvè Piman », l'écrivain Daniel Loriston poursuit sa quête, littéraire, avec le recueil de nouvelles « Le tambour des tabous ». Dans ce recueil de 11 nouvelles, on retrouve la même fraîcheur, la même richesse du verbe et la même dimension poétique que dans « Lanvè Piman ». Il n'y a que la langue qui change, mais le style s'affirme de plus en plus. On est surpris de tomber sur un auteur nouvelliste, mais surtout poète. La poésie traverse l'ouvrage d'un bout à l'autre. Le nouvelliste s'en sort avec dextérité.
Avec une imagination fertile, l'auteur peint le triste et sombre tableau de l'ancienne Perle des Antilles avec ses déboires, ses tares, ses rêves et ses vacuités. Il mène une croisade contre la tradition, explorant avec intelligence et créativité la réalité haïtienne. L'écrivain puise son inspiration dans notre quotidien.
« Il y en a qui ne se contentaient à eux seuls de me coucher et de me faire l'amour en opportunistes [...] ils m'ont horriblement enlevé la virginité. Je sentais rageusement leur pénis de fer me déchirer à chaque intromission comme pour un coït mortel. A défaut de parler la même langue que moi, ils n'ont peu être pas compris mes cris, mes plaintes, mes douleurs, mes gémissements mêlés à mes supplications...
... Le seul mot que je pouvais entendre tomber de leurs lèvres était : « I paid for that ». Depuis lors je n'ai jamais connu de douces caresses. Je ne suis plus la légende d'autre fois encore moins la merveilleuse perle des Antilles que j'étais jadis. Certains de ces hommes qui prétendaient être mes maris touchaient mes seins avec leurs orteils et n'ont jamais protégé mon sexe. Ils m'ont dénaturé, bafoué. Je ne suis plus une femme » (Une femme, un pays page 11 et 12).
La question incontournable du changement d'Haïti est soulevée par l'écrivain qui tient en haleine le lecteur avec ses descriptions longues, mais de grande facture poétique. On prend plaisir à lire le livre de Daniel Loriston. L'auteur domine son sujet, maîtrise les principes de la nouvelle et mène l'histoire d'un bout à l'autre. Le nouvelliste ne tombe pas dans le piège d'emmêler « nouvelle » et « récit ». A l'heure actuelle, la notion de nouvelle devient un canevas où s'entremêlent toutes sortes d'écrits qui se réclament d'un genre mal connu et peu exploité, voire abandonné par nos grands écrivains.
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| | | Né le 11 août 1983 à Saint-Louis du Nord, non loin de Port-de-Paix, Daniel Loriston est diplômé en Sciences politiques à l'Institut supérieur de Formation politique et sociale (ISPOS). Il étudie actuellement la diplomatie au Centre d'études diplomatiques et internationales (CEDI). Il est journaliste et auteur de plusieurs ouvrages, dont le " Silence d'une âme éloquente ", "Lanvè Piman ", etc. |
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Amos Cincir
mcincir@lenouvelliste.com |
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