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| Des fours solaires exposés au cours d'une demonstration réalisée ce vendredi pour montrer aux gens comment faire la cuisine à l'énergie solaire |
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| Des plats fin prêts après leur cuisson via l'énergie solaire |
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| Luca Chrislie, la coordonnatrice de l'Organisation des coeurs pour le changement des enfants démunis d'Haïti (OCCED'H) |
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| Le directeur adjoint du programme de l'énergie solaire de l'Eglise méthodiste libre, Jean Gardy Virgile
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| Marcellat Esnaïder, animateur du programme |
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Cuisiner à l'énergie solaire, une recette pour l'environnement
Beaucoup de gens s'inquiètent des dégâts causés à l'environnement et, par ricochet, à leur santé. En ce sens, l'Organisation des coeurs pour le changement des enfants démunis d'Haïti (OCCED'H), en partenariat avec les membres de l'Eglise méthodiste libre, a montré ce vendredi, comment faire la cuisine avec de l'énergie solaire. Une idée qui devrait susciter l'intérêt de tous, dans un pays où l'environnement naturel se dégrade à vue d'oeil.
Haïti: « Nous voulons, à travers le programme de l'énergie solaire de l'Eglise méthodiste libre, apporter une amélioration aux problèmes criants auxquels le pays fait face sur le plan environnemental, dit Jean Gardy Virgile, directeur adjoint du programme. On veut aussi encourager les différents secteurs de la vie nationale à utiliser l'énergie solaire pour faire la cuisine afin d'apaiser les effets du charbon de bois, du pétrole et du gaz sur notre écosystème. »
Le programme se fixe plusieurs objectifs, notamment créer une relation plus étroite entre les citoyens et l'environnement, contribuer à la diminution de l'utilisation du charbon de bois pour faire la cuisine et conscientiser chaque Haïtien à agir pour la protection de l'environnement. « La cuisinière solaire la plus simple et la moins coûteuse que l'on peut fabriquer ou acheter s'appelle un four solaire. Cette cuisinière peut être confectionnée avec du bois ou du carton. Il s'agit d'une boîte à l'intérieur d'une plus grosse boîte avec de nombreux éléments isolants entre les deux. Vous pouvez utiliser des plumes, de la laine, de la fibre de verre filée, ou de larges morceaux de carton recouverts de papier d'aluminium comme isolant. Les deux boîtes sont basses », explique M. Virgile.
Selon Marcellat Esnaïder, animateur du programme d'énergie solaire de l'Eglise méthodiste libre, il y a plusieurs raisons de cuisiner à l'énergie solaire. Elle économise le bois de chauffe tout en étant beaucoup moins onéreuse que des combustibles comme le charbon, le pétrole et le gaz. En fait, c'est une énergie gratuite ! « La cuisine à l'énergie solaire ne dégage ni fumée ni vapeurs dangereuses, donc c'est sans danger pour la personne qui prépare les repas. C'est aussi moins dangereux pour l'environnement. Et en plus, la nourriture ainsi cuite a plus de goût tout en étant plus nourrissante. C'est parce que vous n'avez pas besoin de beaucoup d'eau, ou même pas d'eau du tout, dans la marmite puisque la nourriture est cuite lentement et uniformément et ne peut pas brûler comme cela peut arriver quand vous cuisinez au-dessus d'une flamme », indique-t-il.
De son côté, la coordonnatrice de l'Organisation des coeurs pour le changement des enfants démunis d'Haïti, Luca Chrislie, affirme que cette séance de démonstration d'utilisation d'énergie solaire réalisée conjointement avec les membres de l'église méthodiste libre peut contribuer grandement à une sensibilisation des différents participants, en majeure partie des jeunes.
Un Centre pour les enfants démunis
« A l'Organisation des coeurs pour le changement des enfants démunis d'Haïti, nous travaillons depuis cinq ans avec des enfants des rues, filles et garçons, raconte Luca Chrislie. En Haïti, les centres d'accueil ne sont pas nombreux et l'Institut du Bien-être social et de Recherches (IBESR), une structure de l'Etat, n'est pas en mesure d'héberger tous les enfants en situation difficile. »
Les enfants assistés par l'OCCED'H bénéficient continuellement de sessions de formation en hygiène corporelle, la psychologie et l'intégration sociale, et sont scolarisés dans différentes écoles de la commune de Delmas. « Cinquante de ces enfants de rue qui sont à notre charge ont regagné l'école après avoir intégré notre institution. Nous croyons qu'avec une bonne éducation et de la formation, ils pourront être utiles un jour à leur famille et à la société. »
Blaise Saint-Vil, un jeune bénéficiaire, témoigne que s'il est en mesure aujourd'hui de recommencer ses études, c'est grâce aux deux années déjà passées au centre. « On nous donne l'encadrement qu'il faut, on nous envoie à l'école pour que demain, nous soyons utiles à nous-mêmes et à la société haïtienne», affirme-t-il, souhaitant que les autres enfants de rue renoncent à la délinquance.
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Amos Cincir
mcincir@lenouvelliste.com |
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