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L'ombre de la mort plane sur Darius Denis
Quatre jours après l'arrêt des classes de l'école nationale Darius Denis de la ruelle Jérémie (Lalue) par les responsables du MENJS, les murs du vieux bâtiment logeant ladite école se sont effondrés, mercredi soir. Bilan : un mort et une personne blessée.
Haïti: Au moment où une vingtaine de travailleurs mettaient les bouchées doubles pour démolir la vieille bâtisse hébergeant l'école nationale Darius Denis, les murs totalement affaiblis se sont effondrés hier soir vers 11h30. Un jeune travailleur, Marxo Deruisseaux, âgé de 28 ans, a été tué. Son corps inerte baigne dans son sang. Un autre grièvement blessé semble se mouvoir, donnant signe de vie. Des secouristes sur place lui ont rapidement prêté secours. Quelques policiers de la PNH et plusieurs soldats de la MINUSTAH étaient déjà sur les lieux. Après le constat d'un juge de paix, le cadavre du jeune homme a été conduit dans une pompe funèbre privée. Dans l'affolement total, des proches hurlaient, et on ne peut compter le nombre de curieux venus s'enquérir de la situation.
« Encore un mort vient grossir la liste des victimes du pays, après le funeste événement de Nérette », lance Joseph Vanil, le gardien de cet établissement scolaire.
Malgré le renforcement du plafond par des poteaux métalliques, les murs se sont quand même effondrés. Le travailleur qui se trouvait sur cet étayage a rendu l'âme sur le coup. Heureusement, on a enregistré un seul mort », raconte le gardien qui était présent lors de cet événement.
Vieille de plusieurs années, cette ancienne maison en brique était dans un piteux état. Avant l'accident, les responsables de ministère avaient eu le temps de transférer les élèves dans six salles nouvellement construites l'année dernière. Mais le danger était toujours là. « Ce bâtiment représentait un danger pour tous les membres de la direction, du fait que la direction se trouvait toujours au rez-de-chaussée de cette ancienne maison. De plus, je m'inquiétais énormément pour les élèves. Ces derniers jouaient aux alentours du bâtiment aux heures de recréation. Depuis lundi, les responsables m'ont demandé d'interrompre le déroulement des classes afin de procéder à la démolition du bâtiment. Par malheur, on a quand même enregistré deux victimes », se désole Colbert Damberville, directeur de cette institution.
D'autres sujets préoccupent encore l'esprit de cet éducateur. Les murs de certaines salles fraîchement construites sont complètement fissurés. « Tout n'est pas fini. Les murs de la salle de 6e année, construite il n'y a pas longtemps sont complètement fissurés. A n'importe quel moment ils pouvent s'effondrer si les responsables du MENJS n'interviennent pas à temps.
Une situation de peur s'installe...
Après l'effondrement de l'école la Promesse Evangélique à Pétion-Ville, qui a causé la mort à 89 élèves et fais plus d'une centaine de blessés, une situation de panique s'installe chez les élèves et les parents dans la zone métropolitaine. Rien qu'en voyant un établissement de plusieurs étages inachevé, c'est la panique.
A Carrefour-Feuilles, plusieurs parents ont lancé une alerte aux responsables pour la construction inachevée de l'école nationale Victorine Latortue. Se rendant sur les lieux, un reporter de Le Nouvelliste a effectivement constaté une situation de peur chez certains élèves et instituteurs de cet établissement scolaire. « A moindre son, les élèves crient : Mèt lekol la pral tonbe sou an n soti », raconte Hold Jean Louis, un instituteur.
De son côté, le directeur affirme que personne ne doit s'inquiéter. La construction de ladite école est à la charge de spécialistes du ministère de l'Education nationale.
De l'effondrement du Collège La Promesse à Pétion-Ville en passant par celui de la Grâce divine au Canapé-Vert ajouté à l'incident survenu hier soir à l'école Darius Denis, il y a de quoi à s'inquiéter.
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