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| Elisabeth Pierre Louis : la moderatrice,
les intervenants : Michèle D. Pierre Louis,
Marie-Ange Sénat et Patrick Tardieu. |
| (Photo: Dominique Domerçant) |
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| Marc Exavier partage
ses expériences avec l'assistance. |
| (Photo: Dominique Domerçant) |
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Le livre, un bien commun à partager...
Haïti: Dans le cadre de sa série de conférences qu'elle organise pour son quinzième anniversaire, la Fondation Culture Création a accueilli Michèle D. Pierre-Louis, Patrick Tardieu et Marie- Ange Sénat, le week-end écoulé. En cette occasion, le public a pu redécouvrir la réalité du livre en Haïti à travers deux thèmes : « Le livre et la notion de bien commun » et « Bibliothèque et fonds documentaires : espace de bien commun ».
Michèle Pierre-Louis a fait l'historique du livre à travers le monde depuis l'Antiquité. Au cours de sa présentation, elle a passé en revue, avec des données à l'appui, l'invention de l'imprimerie pour aboutir à la réalité haïtienne d'aujourd'hui.
L'avenir du livre en Haïti, pour elle, dépend de plusieurs facteurs indispensables. Il s'agit du problème de l'analphabétisme de la majorité de la population, de l'inexistence de réelles maisons d'édition, des maigres moyens des auteurs, de la carence et de l'incapacité de quelques espaces de promotion et de diffusion du livre dans le pays, notamment les bibliothèques.
De son côté, Patrick Tardieu, directeur de la Bibliothèque des Pères du Saint-Esprit, a présenté la bibliothèque et la bibliographie haïtienne. Il a aussi parlé des différents supports au cours de l'évolution de ce secteur, de l'argile au papyrus, etc. Il était aussi question de comprendre la bibliothèque dans ses multiples utilités et spécificités.
Marie-Ange Sénat, directrice de Biblioservice, a souhaité que la lecture publique soit le vecteur de valeurs citoyennes. Elle a fait savoir que dans un pays comme Haïti « le livre doit être désacralisé et démocratisé ».
Présent à cette conférence, Marc Exavier, poète et directeur d'Actions pour la lecture » (APOLECT), a partagé ses expériences dans le cadre de son enquête autour du livre et de la lecture auprès de quelques groupes d'écoliers dans le pays. Selon l'auteur de « Soleil Caillou Blessé », beaucoup de ces écoliers ne peuvent pas faire de différence entre le titre d'un ouvrage et le nom de son auteur. Le poète fait le triste contat que l'école haïtienne fabrique des illétrés.
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