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National |
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16 Décembre 2009 |
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| L'ambassadeur de France à Port-au-Prince Didier Lebret |
| (Photo: James Alexis) |
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| Le directeur général du journal Le Nouvelliste Max E. Chauvet discute avec l''ambassadeur de France à Port-au-Prince Didier Lebret |
| (Photo: James Alexis) |
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| De gauche à droite le directeur général du journal Le Nouvelliste Max E Chauvet, l''ambassadeur de France à Port-au-Prince Didier Lebret et le rédacteur en chef du journal Pierre Manigat Junior |
| (Photo: James Alexis) |
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| De gauche à droite Roberson Alphonse, Gaspard Dorélien, Pierre Manigat Junior, Didier Lebret et Max E Chauvet visitant la rédaction du journal |
| (Photo: James Alexis) |
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Le temps d'une causerie
Deux mois après la remise de sa lettre de créance,l'ambassadeur de France à Port-au-Prince Didier Lebret s'est entretenu avec les responsables du journal Le Nouvelliste. Elections, justice et économie ont été au menu des discussions empreintes de cordialité.
Haïti: Comme l'ont fait ses prédécesseurs, le nouvel ambassadeur de France à Port-au-Prince Didier Lebret s'est entretenu avec M.M. Max E. Chauvet et Pierre Manigat Junior, respectivement directeur général et rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste au 198 de la rue du Centre, le vendredi 11 décembre 2009. L'avancement controversé du processus électoral, la réforme de la justice, les préoccupations par rapport à l'APE (Accord de partenariat économique conclu entre l'Union Européenne et les pays ACP), le manque d'intérêt des investisseurs français pour l'économie haïtienne, l'exigence d'un procès impartial pour Amaral Duclona, le budget de l'Institut Français... ont été au menu des discussions empreintes de cordialités et de franc parler.
Politique. Sans langue de bois, le remplaçant de Christian Conan au Manoir des Lauriers a confié que « la communauté internationale, partenaire fiable et exigeante d'Haïti ne va pas signer de chèque en blanc au CEP ni au président René Préval. On sera, a assuré Didier Lebret, aussi vigilant que l'on peut à tous les niveaux du processus allant de l'enregistrement, au financement, à l'observation jusqu'au décompte des voix ».
Selon le diplomate, des représentants de la communauté internationale expriment leurs préoccupations aux conseillers électoraux et au chef de l'Etat lors de rencontres régulières. Les élections doivent être inclusives, honnêtes et transparentes, a-t-il ajouté, concédant, avec une certaine nuance, qu'il n'y a pas d'élections parfaites même dans les grands pays à tradition démocratique. « Nous serons vigilants », a-t-il toutefois insisté, à un moment où l'institution électorale, accusée d'être vassalisée par le chef de l'Etat, est décriée par des partis politiques pour lesquels le renvoi des actuels conseillers électoraux devient incontournable si l'on veut réaliser des législatives fiables.
Justice. Reconnaissant que certaines préoccupations seraient fondées à cause de cette assez longue période d'attente de la nomination du président de la Cour de Cassation, qui doit également présider le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, alors que la réforme de la justice est nécessaire, l'ambassadeur Didier Lebret s'est quelque peu fait le porte parole qui défend le président René Préval : « ...la volonté du président sur cette question n'est pas susceptible d'être questionnée. Je crois vraiment qu'il a une très claire conscience que c'est un sujet majeur et que l'on ne peut pas continuer à parler d'amélioration de la police si la justice ne joue pas son rôle ». Continuer > |
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Survolant le sujet brûlant et délicat du surencombrement des prisons en Haïti, il a plaidé en faveur de l'amélioration au quotidien du fonctionnement de la justice. «C'est lié. Je crois qu'il faut une réforme d'ensemble de la justice, a-t-il expliqué, assurant que ce sera le grand chantier des mois à venir du président Préval».
APE. Didier Lebret qui reconnaît que les critiques contre l'Accord de partenariat Economique sont dues à un problème de communication, d'explication, a cependant soutenu qu'Haïti bénéficiera d'énormes avantages. « Haïti bénéficiera de toute façon des avantages de l'APE. Aujourd'hui, le régime commercial de l'Union Européenne (UE) pour un pays comme Haïti est extrêmement favorable. On n'arrête pas de parler de Hope 2. Mais le régime commercial pour l'exportation de vos produits chez nous est tout aussi avantageux ».
« L'APE n'aggrave pas l'insécurité alimentaire », a-t-il réagi aux critiques de la PAPDA, en soulignant que « si les autorités de ce pays ont choisi de signer cet Accord c'est qu'elles ont bien mesuré l'intérêt pour Haïti ». La France contribue à hauteur de 20 % sur les 100 millions d'euros d'aide de l'UE à ce pays. On a pratiquement dépensé 7 millions d'euros en appui budgétaire en réponse à la crise alimentaire qui a frappé le pays», a-t-il indiqué avec un relent de justification.
Investissements. « Les investisseurs français sont plus que discrets. Aujourd'hui ils sont aux abonnés absents. L'une de nos missions est de les convaincre qu'il y a une demande évidente dans des secteurs comme les infrastructures, l'eau et l'assainissement, où des entreprises françaises sont parmi les meilleures au monde ». La méconnaissance du marché et l'image épouvantable du pays à l'extérieur sont à l'origine du manque d'intérêt des hommes et des femmes d'affaires français.
L'ambassadeur a confié que l'on fait à Haïti, où les choses ne sont pas roses il est vrai, des procès qui ne correspondent pas à la réalité. « Il y a des problèmes mais je dis qu'il faut consolider les acquis des dernières années ».
Amaral Duclona. Peu loquace, le représentant de Nicolas Sarkozy, sur le dossier de l'assassin présumé en 2005 du consul de France Paul Henry Mourral, a été quelque peu bureaucratique. « Je fais confiance à la justice de mon pays pour mener un procès équitable ».Ira-t-on jusqu'au bout si des hommes politiques sont impliqués dans le dossier ? « Désolé de vous faire une réponse langue de bois. La justice est indépendante en France et le juge fera son enquête ».
IFH. Plus de sous. Quarante millions d'euros seront décaissés à la demande du Chancelier Bernard Kouchner pour étoffer notre réseau qui en avait bien besoin. L'institut Français d'Haïti qui a une grande histoire en bénéficiera, dit l'Ambassadeur en faisant allusion au projet de créer une seule structure capable à la fois d'abriter la médiathèque, l'Institut et une grande salle de spectacle, a confié l'Ambassadeur de 46 ans amoureux d'Haïti depuis sa visite en 2008 avec le secrétaire d'Etat à la coopération Alain Joyandet au lendemain des cyclones dévastateurs.Le temps d'une causerie...
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Roberson Alphonse |
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