|
Suite à une certaine dérive observée dans la section "commentaires", Le Nouvelliste suspend temporairement cette section jusqu’à l’installation prochaine d’un système de control d’utilisateur. Cette mesure est prise dans le but de rehausser le niveau et la qualité des commentaires. |
|
 |
 |
| Le ministre des Affaires étrangères haïtiens, le Dr Alrich Nicolas |
| (Photo: Francis Concite) |
| |
 |
| L'ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, Ruben Silié |
| (Photo: Francis Concite) |
| |
 |
| L'ambassadeur d'Haïti à Saint-Domingue, le Dr Fritz N. Cinéas |
| (Photo: Francis Concite) |
| |
|
|
 |
|
 |
| |
|
|
| |
|
|
| |
Les relations haitiano-dominicaines à rude épreuve
La décapitation en République dominicaine de notre compatriote, Carlos Nérilus, un natif des Verrettes, vient de donner un coup de fouet à la machine diplomatique haïtienne. Aujourd'hui, enfin, le gouvernement haïtien manifeste sa volonté d'avoir un document de stratégie sur les affaires dominicaines.
Haïti: « C'est une situation explosive quand vous voyez une foule applaudir la décapitation d'une personne », a déclaré le ministre des Affaires étrangères haïtien, le Dr Alrich Nicolas, lors d'une conférence de presse, le mercredi 6 avril, au local dudit ministère.
« Cet événement macabre, qui marque un tournant dans les relations haitiano-dominicaines, met la société et le gouvernement dominicains en face de leurs responsabilités. Aussi la gestion de ce problème doit être ferme et responsable », a dit le ministre des Affaires étrangères.
Même avis de l'ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, Ruben Silié : « Le général Guzman a fait des déclarations à la presse et s'engage à poursuivre les criminels. J'espère que justice sera faite. La police a interrogé des personnes. L'enquête est ouverte ».
Cet événement, qui met à rude épreuve les relations entre les deux pays, réveille d'atroces souvenirs endormis qui ont marqué au fer rouge la mémoire des Haïtiens.
« Il faut tenir compte de l'histoire des deux pays. On ne peut cacher que les conditions de travail des Haïtiens en République dominicaine n'étaient pas vraiment pénibles à l'époque des dictatures qui sévissaient dans les deux pays. On parlait même d'esclavage », a reconnu l'ambassadeur, ajoutant sur le même ton : « Après tout cela, il y a eu une immigration contrôlée. Il n'y a pas que les bateys. Les Haïtiens sont partout dans la société dominicaine. C'est visible.»
Aux journalistes qui ont donné une couleur de conflit ethnique à la situation, l'ambassadeur dominicain a tempéré : « Ce n'est pas le cas, puisque il n'y a rien eu de planifié. Entre les Haïtiens et les Dominicains, c'est un rapport de bon voisinage. Bien entendu, il y a des problèmes qui affectent cette harmonie de temps en temps ».
Diplomatie haïtienne en branle
Depuis que Carlos Nérilus, ce ressortissant haïtien en République dominicaine, a été décapité en pleine rue de Santo-Domingo, dans le quartier de « Buenos-Aires », sous le regard d'une foule composée d'enfants, de jeunes et de vieillards en colère, la machine diplomatique haïtienne s'est mise en branle. Continuer > |
|
| |
|
|
| |
Le corps du défunt, d'après l'ambassadeur d'Haïti à Santo-Domingo, le Dr Fritz N. Cinéas, a été examiné par les médecins légistes dominicains. Sa dépouille sera rapatriée pour être inhumée à Chantelotte, un hameau situé à six heures de marche de Liancourt, où vivent ses parents. « Une mission se rendra auprès de sa famille », a confié le Dr Cinéas.
« Entre les événements qui ont eu lieu à Neiba et aujourd'hui, trois missions ont été envoyées par la chancellerie », a signalé le ministre des Affaires étrangères. Pour presser le pas, la chancellerie envisage d'ouvrir beaucoup plus de consulats en République voisine. Question de proximité, d'être plus proche de nos compatriotes.
« A travers notre ambassade en République dominicaine, nous avons protesté contre le gouvernement dominicain et avons pris la décision de renforcer les cellules qui travaillent avec les migrants haïtiens en République Dominicaine pour que ces derniers connaissent leurs droits », a rappellé le ministre.
De même que la République dominicaine a une ligne politique envers Haïti et que sa chancellerie dispose d'une section politique versée dans les relations haitiano-dominicaines, la nôtre a-t-elle aussi cette section ?
« Il y a une tentative qui a été faite pour créer un Bureau des Affaires dominicaines au ministère. Je n'ai pas vu ce bureau quand je suis arrivé ici », a répondu le ministre à la question d'un journaliste, tout en insistant sur la volonté du gouvernement d'avoir un document de stratégie sur les affaires dominicaines. « Pour savoir où nous allons, nous allons monter un ''task force'' », a-t-il poursuivi.
La commission mixte est relancée. Le président va bientôt nommer le coordonnateur de cette commission. Celle-ci sera un espace de dialogue qui prévoit un secrétariat haïtien et dominicain. Elle aura pour mission de faire l'état des lieux des relations entre les deux pays. Dans ce cadre, des spécialistes de la question haïtiano-dominicaine, des hommes d'affaires y prendront part.
La diplomatie haïtienne sera présente sur tous les fronts, a dit le titulaire du ministère des Affaires étrangères, qui a profité de l'occasion pour aborder le problème du trafic aérien entre les deux pays. Les autorités dominicaines, en effet, trainent les pieds avec la Tortug'Air, une compagnie haïtienne dont le permis de vol n'a pas été renouvelé par les autorités de l'aviation civile dominicaine tandis que, paradoxalement, d'autres lignes aériennes dominicaines attérrissent régulièrement à l'aéoport international Toussaint Louverture .
|
|
| |
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr |
|
| |
|
|
| |
|
|
 |
 |
 |
|
|
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
|
 |
|
 |
|